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En sit-in hier devant les locaux de la mairie ville de Thiès, des ex-contractuels de ladite institution réclament au maire, Talla Sylla, 16 mois d’arriérés de salaire et des indemnités de fin de contrat.


Au moment où les cinq candidats sont en pleine campagne pour la Présidentielle de 2019, à Thiès, des ex-contractuels battent campagne contre le maire Talla Sylla. Ils ont organisé hier, devant l’institution municipale, un sit-in pour réclamer leurs 16 mois d’arriérés de salaire et des indemnités de fin de contrat. Selon leur porte-parole, Lamine Ndiaye, les ex-contractuels, au nombre de 49, comptent «assiéger tous les lundis la mairie ville». Cela, dit-il, «pour entrer dans leurs fonds». Il explique : «Nous exigeons le payement de nos salaires, mais aussi nos indemnités de départ sanctionnant la fin de deux contrats de 2 ans chacun.» Il dénonce : «Certains de nos camarades ont travaillé à la mairie ville de Thiès depuis 1992, donc plus de 20 ans, sans contrat. Une injustice que Talla Sylla, dès son accession à la tête de la municipalité, comptait régler. Il avait promis de nous recruter parce qu’il disait que nous avions subi une injustice.» D’ailleurs, poursuit-il, «c’est grâce à lui que nous sommes devenus des contractuels. Mais on ne savait pas que ça allait finir comme ça. On avait confiance en lui. Et aujourd’hui, il ne veut pas nous aider». Et au même moment, regrette-t-il, «il recrute à tout-va. Il refuse de nous payer nos indemnités et nos arriérés de salaire». Ils fustigent l’attitude de l’édile de la Cité du Rail, non sans menacer de poursuivre leur combat jusqu’au bout. «Nous n’écartons pas de perturber sa campagne électorale, en le poursuivant partout où il sera pour l’obliger à nous payer, parce que c’est notre deuxième manifestation pour lui réclamer notre argent. Nous ne demandons pas d’être reconduits, nous réclamons ce qui nous appartient de droit.»
Interpellé sur la manifestation des ex-contractuels, le chargé de la communication de la mairie ville de Thiès, Mouhamed Ndiaye, de préciser : «L’équipe municipale dirigée par Talla Sylla les doit 6 mois d’arriérés. Les 10 autres, c’était sous le magistère de l’équipe sortante. Mais comme l’Administration est une continuité, nous assumons.» Il explique : «Il y a un blocage budgétaire depuis l’année dernière parce que les conseillers municipaux rewmistes ont refusé de voter le budget de la mairie ville de Thiès. Un budget qui, par la suite, a été approuvé par le préfet du département de Thiès.» Et d’insister : «Même moi qui vous parle, la ville me doit 6 mois d’arrières de salaire. C’est un problème de budget». Mais, renseigne-t-il, «la mairie est en train de voir au niveau de la perception municipale pour régler le problème  par rapport aux ressources disponibles».

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