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C’est une révélation du Collectif des habitants du quartier Amitié Sofraco ex-Mbour 3. Du fait de l’absence de cimetière dans la commune Thiès-Ouest, les chrétiens sont obligés de procéder à la superposition des corps au niveau des tombes. En plus, le quartier manque d’infrastructures sociales de base.

L’érection d’un cimetière. C’est le cri du cœur des populations du quartier Amitié Sofraco ex-Mbour 3. Profitant de la cérémonie d’installation du nouveau délégué de leur quartier, présidée par le maire de la commune de Thiès-Ouest, Alioune Sow, le collectif, qui regroupe les populations dudit quartier, de se scandaliser de l’inexistence d’un cimetière dans la commune. Selon Simon Mané, membre du collectif, «c’est un problème connu de tous les délégués de quartier de la commune de Thiès-Ouest. Nous enterrons tous, aussi bien les chrétiens que les musulmans, nos morts de l’autre côté de la localité». Et de s’étrangler : «Si aujourd’hui vous allez dans le cimetière chrétien, vous allez assister à une pratique de superposition des corps au niveau des tombes. Ce qui n’est pas du tout bien puisque le cimetière est entouré d’habitats.» Il souhaite ainsi «la délimitation d’un espace de 10 ha dans le futur déclassement de la forêt classée de Thiès pour abriter un cimetière mitoyen pour les chrétiens et les musulmans». Au-delà de cette revendication, M. Simon Mané est revenu sur les autres problèmes auxquels sont confrontés les habitants du quartier Amitié Sofraco ex-Mbour 3. Il s’agit notamment de l’enclavement du quartier. «Il y a des travaux du Programme de modernisation des villes (Promovilles) sur la voirie qui ont été entamés depuis novembre 2017. Mais jusqu’ici ces travaux n’évoluent pas. Et nous avons des craintes par rapport à l’hivernage qui va bientôt s’installer. Et si rien n’est d’ici là, nous risquons d’être dans une situation un peu difficile par rapport à l’accès dans le quartier», détaille M. Mané. Surtout que, fera-t-il noter, «les engins stationnés sur la route obstruent le passage». Pis, ajoute-t-il, «l’état sanitaire des riverains est affecté par l’inhalation excessive de poussière sans compter que ces travaux à l’arrêt impactent les équipements des domiciles et la sécurité des enfants». Que dire de l’absence totale d’édifices éducatifs dans le quartier Amitié Sofraco ? «La construction d’un collège et d’un lycée dans le quartier réduirait la distance que nos enfants parcourent pour aller vers le Cem des Hlm route de Mbour ou vers le collègue Saint Gabriel pour étudier», se plaint-il. Quid de la construction d’un poste de police pour juguler l’insécurité avec des cas répétitifs de vol, de cambriolage et d’agression à main armée ? «C’est un besoin réel qui est là puisque le poste de police le plus proche du quartier est celui des Parcelles Assainies. Et dans ce quartier, après l’église, vous avez la forêt classée. Du coup, ce quartier est devenu une sorte de cible pour les malfaiteurs. Lorsque quelqu’un commet son forfait, il est facile pour lui de s’échapper parce qu’il suffit de pénétrer dans la forêt classée pour ne plus être poursuivi», insiste Simon Mané qui rappelle que «notre souhait c’est d’avoir une police de proximité à l’intérieur du quartier et cette police collaborera avec les riverains pour assurer une sécurité des biens et des personnes». Entres autres problèmes soulevés par les populations d’Amitié Sofraco ex-Mbour 3, l’absence d’un marché pour faciliter l’approvisionnement des ménages, le problème d’assainissement, la persistance du déficit d’eau en quantité et en qualité et en permanence malgré la présence dans le quartier du plus grand château d’eau de la ville de Thiès.

nfniang@lequotidien.sn

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