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Privées de soins élémentaires, les populations de Ngolar, village situé dans la commune de Notto Diobass, peuvent pousser un énorme ouf de soulagement avec la réfection de leur poste de santé.

Village de la commune rurale de Notto Diobass, Ngolar fait partie de ces nombreuses localités qui souffrent  d’un déficit réel de couverture sanitaire. La seule case de santé dont il dispose n’arrive pas à prendre en charge les 6 000 âmes qui le composent, compte non tenu des hameaux environnants et des compétences très limitées de ces infrastructures sanitaires qui ne sont dotées d’aucun personnel qualifié pour le traitement des patients. Pour dire toutes les difficultés auxquelles ces populations font face. Les postes de santé les plus proches se trouvent respectivement à Notto, distant de 4 kilomètres, et Pout Diack à quelque 3 kilomètres.
Les patients sont obligés de parcourir ces distances sur des routes latéritiques et cahoteuses. Une situation difficile qui explique toute la satisfaction de ces populations qui perçoivent la réhabilitation et l’équipement de leur case de santé par la Fédération Léo Lagrange, en relation avec de jeunes volontaires français de la région Ile de France, comme une grosse épine enlevée de leur pied. En effet, après la réhabilitation l’année dernière de l’école maternelle du village de Koudiadiene, dans le département de Thiès, en 2017, la commune de Compiègne, en France, a pris l’initiative d’organiser un autre chantier de même nature dans le village de Ngolar. Il s’agit de la rénovation de la case de santé de ce gros village dont la population est estimée à 6 000 habitants. Les travaux ont été exécutés par la Fédération Léo Lagrange Sénégal, un mouvement d’éducation populaire, indépendant et laïc, créé en octobre 2001 et  membre de la Fédération internationale Léo Lagrange dont le siège est à Paris. Dans le cadre de ses activités, elle organise  des chantiers depuis une vingtaine d’années, en partenariat avec la Fédération internationale Léo Lagrange, par le biais de ses structures régionales. Ces chantiers sont financés par les collectivités territoriales françaises qui envoient les jeunes volontaires avec le soutien de l’Etat français. Il s’agit de chantiers d’échanges interculturels et de solidarité entre des jeunes Français et ceux Sénégalais. Outre les jeunes volontaires au nombre de 10, il y a eu quatre accompagnateurs qui ont été très présents au cours de ce chantier. Léo Lagrange Ile de France et Léo Lagrange Sénégal étaient chargées de la préparation et de la mise en œuvre du chantier au Sénégal. Les jeunes Français et leurs binômes sénégalais ont, eux, participé quotidiennement aux travaux de rénovation aux côtés des ouvriers qui dirigeaient les travaux. Aussi, les populations du village de Ngolar ont apporté leur soutien multiforme au chantier. En plus des travaux de réhabilitation de la case de santé, l’adjoint au maire de Compiègne, M. Oumar Ba, a profité de la cérémonie d’inauguration pour, au nom de sa commune, remettre aux populations de Ngolar des dons en médicaments d’une valeur d’un million de F Cfa et d’un ordinateur flambant neuf pour les besoins d’informatisation des données.
Au-delà, l’équipe médicale qui accompagnait ladite délégation n’a pas manqué de mettre à profit son séjour pour accompagner les populations avec des journées de consultations gratuites qui ont permis, en deux jours, de voir quelque 1 500 patients. Sur le plan purement culturel, les jeunes de l’équipe française ont eu à organiser des activités avant de visiter des localités de la Petite Côte, la ville de Saint-Louis, l’île de Gorée. Les jeunes ont également mis à profit leur séjour pour visiter le Musée national des armées, le cimetière de Thiaroye pour s’imprégner quelque peu de l’histoire coloniale du Sénégal.
nfniang@lequotidien.sn

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