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A Thiès où il a démarré une tournée nationale, le Front pour la défense du Sénégal/Manko wattu Senegaal a fustigé le nombre de commissions administratives pour les inscriptions sur les listes électorales. Malick Gackou et Cie exigent le respect des accords pris par l’Etat lors de la rencontre entre le Président Sall et Manko.

A la tête d’une forte délégation, Malick Gackou et Mamadou Diop De Croix étaient hier dans la capitale du Rail pour s’enquérir de l’état d’évolution des inscriptions sur les listes électorales. Manko wattu Senegaal tient à ce que le processus électoral puisse conduire à des élections «libres, démocratiques et transparentes». «La première phase, la plus importante, reste  celle des inscriptions», souligne le président du Grand parti (Gp). A Thiès, informe Gackou, «il y a 300 000 électeurs dans le département et pour lesquels il n’y a que 17 commissions fixes et 2 itinérantes». Il constate que les citoyens font face à «d’énormes difficultés» pour s’inscrire. «Nous avons rencontré des populations qui se lèvent à 1h, parfois même à 3h du matin pour venir se mettre en rang. Cela est inadmissible et inacceptable. Nous pensons, conformément à la requête des formations politiques, que le gouvernement doit prendre les dispositions idoines afin qu’il y ait plus de commissions devant permettre aux citoyens de pouvoir s’inscrire convenablement à l’heure d’ouverture des centres d’inscription, c’est-à-dire à 8h», a dit M. Gackou.
Si l’opposition dit ne pas avoir «une idée précise» du nombre d’inscrits dans le département, elle s’est tout de même exercée à un calcul. «En moyenne, quand on vous dit qu’il y a, à peu près, 100 inscrits par jour et que vous avez 17 commissions, dans le mois, cela fait, à peu près, 4000 inscrits. Et avec ce nombre d’inscrits sur une population électorale de 300 000 électeurs, au bout d’un an, on n’atteindra pas le chiffre exact de nombre d’inscrits que nous avons dans le département de Thiès», parie le prédécesseur de Mamadou lamine Diallo à la coordination de Manko. Gackou invite, par conséquent, le gouvernement à respecter son engagement, pris lors de le rencontre entre le chef de l’Etat et Manko, de mettre en place, d’ici fin décembre, 700 commissions administratives sur l’ensemble du territoire national.
Interpellé sur l’absence, dans les commissions, des représentants de l’opposition, le président du Gp répond : «Nous en avons fait la requête mais on nous a demandé de nous adresser aux préfets qui centralisent tout. Nous sommes en train de prendre des dispositions afin que les préfets puissent donner les autorisations nécessaires qui permettent à nos représentants dûment mandatés de pouvoir siéger dans ces commissions.»
nfniang@lequotidien.sn

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