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Quelques semaines après le viol de la fillette prénommée A.F, le Centre hospitalier de Thiès a assuré que son état de santé s’est amélioré.

A Thiès, l’actualité concerne l’affaire du bébé de 18 mois violé. La famille a donné sa version, le chirurgien du centre hospitalier régional Amadou Sakhir Ndié­guène qui l’a pris en charge doit également donner sa version des faits. L’atmosphère est lourde. Le respect des règles du jeu lui tient à cœur. C’est un point de presse, freine-t-il sec. Le ton est docte. Phrasé strict. Dr Ngom, chef du Service de chirurgie générale dudit centre hospitalier, explique en moins de deux minutes l’état clinique de la fillette violée dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 mai dernier. «Il est stationnaire et elle est hors de danger. C’est dans la matinée du 17 mai dernier qu’on a reçu une fillette d’environ 18 mois, un an et six mois. Elle serait victime d’un enlèvement suivi de viol. A l’examen, on a retrouvé qu’elle avait des lésions assez sévères au niveau du périnée. On a tenté tant bien que mal à réparer. Des prélèvements ont été faits pour le laboratoire qui se fait habituellement dans de pareilles situations pour des investigations. Localement, la plaie se présente assez bien. Mais il faut poursuivre les soins à l’hôpital pour voir comment va évoluer la plaie. Il y a des risques de séquelles qui sont liés à la nature du traumatisme. On a reçu une déchirure assez sévère et essayé de réparer. Maintenant, est-ce qu’elle a eu des antécédents ? Je ne saurais vous le dire», a expliqué Dr Ngom. Avant lui, les organisations de protection des droits de l’Homme et de la petite enfance ont remercié le chirurgien et les services de l’hôpital qui ont pris le cas avec «abnégation et détermination», car pour Mounina Wade, sage-femme de formation, «l’enfant a subi une opération chirurgicale très réussie». Cependant, elle demande «un accompagnement psychologique de la famille de la victime». Surtout quand on sait que «les séquelles de ce viol peuvent porter préjudice à l’enfant dans le futur». Au-delà, ces organisations ont fustigé l’acte «barbare», perpétré contre cette fille. Pour Marième Dème de l’Association «Tourto», l’Etat doit mettre en place des dispositifs sécuritaires et des moyens techniques d’accompagnement pour que ces actes puissent être sévèrement sanctionnés par la justice. Aussi et d’attirer l’attention des autorités et de l’opinion nationale et internationale sur les sévices et autres actes sexuels que subissent les enfants tous sexes confondus.
Une fillette de 18 mois, répondant au nom de A. F, a été sauvagement violée après enlèvement dans la soirée du mardi 16 à mercredi 17, au quartier Ran­doulène, non loin de la grande mosquée de Grand-Thiès jouxtant le cimetière Madoki. Eva­cuée au centre hospitalier régional Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, la fillette a reçu une intervention chirurgicale.

nfniang@lequotidien.sn

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