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Une rétribution. C’est ce que demandent les populations de la commune de Darou Khoudoss et de Diogo à Macky Sall après sa large victoire dans les deux localités à l’issue de la Présidentielle du 24 février 2019. Face à la presse dans la commune, Darou Khoudoss a exposé ses nombreuses difficultés dont l’inaccessibilité des villages à cause des pistes défectueuses, mais également le déficit d’électricité, le manque d’emploi des jeunes et de financement pour les femmes. «Pendant la campagne, nous étions confrontés à pas de mal de difficultés pour aller battre campagne au niveau des villages situés dans le littoral. Et cela est lié au manque criant d’infrastructures routières. Ce sont des villages où vivent des milliers d’habitants mais qui ne disposent pas de cases de santé, encore moins d’écoles et de pistes rurales pour l’accessibilité», a dit Vieux Bâ, un des responsables de l’Apr de la commune. Les populations de Darou Khoudoss et de Diogo dénoncent, par ailleurs, «l’exploitation exponentielle» de leurs terres par les industries minières implantées dans leur localité sans pour autant qu’elles en profitent. «Les industries minières qui se trouvent dans notre zone sont en train d’extraire de notre sous-sol nos ressources. Et ce sont des milliards qu’ils amassent ici à Darou Khoudoss. Au même moment, nous vivons dans la pauvreté et dans l’indifférence totale des autorités. Les agriculteurs sont, en effet, privés de leurs sur­faces agricoles», ajoute M. Bâ.
Il y a aussi la densification du fer dans l’eau engendrant de sérieux problèmes de santé à Diogo qui polarise une cinquantaine de villages et de hameaux. Les femmes de cette dite localité, à l’image des populations de Darou Khoudoss, ont lancé un énième appel aux autorités sur l’accès à l’eau potable. «L’eau est totalement colorée. Elle ressemble plutôt à du jus de carotte. Elle est rougeâtre et donc très nuisible à la santé. Elle serait dangereuse même pour le linge. Cela reste notre principale préoccupation. Des fois, il nous arrive de prendre sur nous-mêmes la décision de fermer les robinets pour aller nous approvisionner dans les puits de la place», s’alarme-t-on. Darou Khoudoss et Diogo sollicitent ainsi des autorités étatiques la construction d’un forage.
nfniang@lequotidien.sn

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