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A Thiès, on roule de plus en plus vers la formalisation du transport cyclomoteur. Les conducteurs de Jakarta sont initiés au Code de la route pour leur permettre de subir moins d’accidents.

La Fédération nationale des conducteurs de vélo-taxi et son partenaire Diarra Sarl ont donné, hier, à Thiès, le coup d’envoi d’une session de formation aux règles de conduite au bénéfice de 500 conducteurs de motos Jakarta.  L’objectif est d’assainir et de formaliser le secteur du transport et d’assurer la sécurité des conducteurs de motos Jakarta et leurs passagers. Selon l’Administrateur de la  société immobilière sénégalo-italienne Diarra Sarl, Mamadou Clédor Fall, c’est le début de la mise en œuvre de la convention de partenariat signée, la semaine dernière, entre la Fédération des conducteurs de motos et sa société. Laquelle convention tourne essentiellement autour du respect du Code de la route, de l’aspect sécuritaire mais également de l’habitat, explique-t-il. Une formalisation du secteur du transport cyclomoteur, qui trouve toute sa pertinence, selon lui, dans le fait «qu’il devrait permettre de réduire très sensiblement les accidents de la circulation en zone urbaine». Surtout quand on sait qu’à Thiès, 95% de ces accidents concernent les motos Jakarta, selon l’adjoint du Commandant du corps urbain de Thiès Mandiaye Ndiaye. Des statistiques assez alarmantes qui ont conduit le maire de la ville Talla Sylla à décider, à partir du mois d’avril prochain, d’interdire de circulation tous les conducteurs de motos Jakarta qui n’auront pas de casque et de permis de conduire et dont l’engin n’est pas immatriculé. Pour dire, selon Mamadou Clédor Fall, «que ce partenariat vient comme une réponse à la problématique des motos Jakarta dans le transport urbain». Et pour la première phase de ce partenariat, une session de formation en conduite, avec à la clé une délivrance de permis de conduire, a été démarré, hier, à Thiès et va se poursuivre dans les autres régions du Sénégal. Aussi et dans la deuxième phase du programme, des conducteurs de moto Jakarta seront assurés de même que leur client. Egalement leurs motos seront immatriculées pour faciliter leur identification. Ces dispositions seront de nature à faciliter le travail des services de sécurité mais aussi de limiter toutes les dérives provoquées par ce mode de transport comme les agressions et les vols à l’arrachée, assure-t-il.
Les professionnels des deux roues, quant à eux, se réjouissent de cette initiative et soutiennent que le secteur sera assaini. Pour preuve, renseigne, le chargé de la communication de la Fédération nationale des conducteurs de vélo-taxi, Assane Djigual, «on n’accepte pas dans notre fédération un conducteur de moto Jakarta qui ne possède pas de carte d’identité.  Parce que pour nous ce conducteur n’est pas encore majeur pour conduire une moto».  Selon lui, «nous allons régler le problème des motos Jakarta non seulement à Thiès mais dans toutes les autres régions du Sénégal parce que nous avons des partenaires et ensemble on va lutter pour arrêter toutes les mauvaises pratiques dans notre secteur d’activités». Ainsi et d’appeler les autorités à les aider dans ce sens, car informe Djigual, «rien qu’à Thiès depuis l’avènement de ce type de transport plus de 10 stations d’essence ont été construites parce qu’un conducteur de moto achète minimum 2500 F Cfa d’essence par jour. Egalement concernant les taxes communales, chaque conducteur paye 1500 F Cfa par mois et nous sommes aujourd’hui presque  5000 conducteurs de moto. Si on fait le calcul on contribue annuellement à hauteur de 90 millions de F Cfa dans la commune». Pour dire selon, Assane Djigual, que «les Jakarta contribuent à l’économie locale et même du Sénégal. Notre seul problème, c’est la formalisation. Nous demandons donc aux autorités de nous aider dans ce sens».
nfniang@lequotidien.sn

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