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Plus de 2 000 ex-travailleurs de l’entreprise chinoise, China road and bridge corporation (Crbc), en charge des travaux de l’autoroute à péage Ila Touba, réclament à cette dernière leurs indemnités de fin de contrat.

L’inauguration, hier, de l’autoroute Ila Touba n’a pas fait que des heureux. En effet, plus de 2 000 ex-travailleurs de l’entreprise chinoise, China road and bridge corporation (Crbc), en charge des travaux de l’autorité à péage, réclament à la société leurs indemnités de fin de contrat. Selon Ndongo Dieng, l’entreprise Crbc refuserait de leur reverser leurs indemnités de fin de contrat, mais aussi la requalification desdits contrats en Cdi durant la période allant de janvier 2015 à avril 2016. «C’est une période durant laquelle nous avons travaillé sans contrat et sans reversement des cotisation à l’Ipres et à la Caisse de sécurité sociale», explique le porte-parole du Collectif des travailleurs de l’autoroute Ila Touba. Une situation qui, selon le géomètre-topographe Ndongo Dieng, avait fait «l’objet d’un arrangement à l’amiable. Lequel consistait en un protocole d’accord dont l’esprit était le paiement d’une indemnité de fin de contrat en compensation». A ce titre, les ex-travailleurs de Crbc exige «la requalification de leurs contrats de travail en Cdi, car pendant cette période ces contrats n’ont pas été écrits alors que le Code du travail stipule bien qu’un contrat de travail non écrit est considéré automatiquement comme à durée indéterminée». Ainsi, ils interpellent les autorités, plus particulièrement le chef de l’Etat Macky Sall, et le khalife général des Mourides Serigne Mountakha Mbacké, pour régler ce différend. A l’en croire, «si l’entreprise chinoise refuse de nous payer nos indemnités, c’est parce que ce sont les autorités qui lui auraient dit qu’elle n’est pas tenue à les payer parce que cela n’est pas prévu par le Code travail en termes d’obligation. Une information qui est des plus erronées puisque ladite disposition n’est valable que pour les petites et moyennes entreprises. Et même si cette information s’avérait justifiée, l’entreprise doit respecter au moins les termes du protocole d’accord auquel ils étaient convenus relativement au règlement de la période antérieure». Selon M. Dieng, «le dernier recours qui nous reste est le chef de l’Etat à qui nous demandons d’intercéder pour que l’entreprise nous paye les 7% des salaires que nous avons perçus durant toute cette période. Surtout quand on sait tous les efforts que nous avons accepté de consentir pour que le chantier, initialement prévu pour une durée de cinq ans, puisse être finalisé en trois ans».
nfniang@lequotidien.sn

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