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Le Coordonnateur départemental du Pastef à Thiès conteste les arguments du ministre de l’Economie, des finances et du plan et ses services. «Ils ont toujours été dans la magie des chiffres. Ce sont des créateurs de chiffres, de taux de croissance et d’emplois fictifs», a déclaré Biram Souley Diop, qui animait dans la Cité du Rail un «Ndogou Débat» sur le thème : «Quel viatique pour le patriote ? L’exemple de Thierno Souleymane Baal.» Ce camarade de Ousmane Sonko dément ainsi Amadou Ba et dit mal s’expliquer le non-paiement, par l’Etat, de la dette due aux entreprises locales qui se chiffre à plusieurs centaines de milliards. «Si les finances publiques du pays se portent bien, les fournisseurs et les prestataires de l’Etat doivent le sentir. L’Etat doit au Pudc 53 milliards. On ne peut pas être riche et refuser de payer. On a 700 milliards et on ne peut pas payer les entreprises privées», a-t-il dit. Et pour M. Diop, si le pays est liquide comme le soutient le ministre de l’Economie est des finances, c’est parce que l’Etat manifeste une «extrême mauvaise volonté à payer la dette intérieure qui se chiffre à plus de 400 milliards». Et il en déduit que l’Etat a «effectivement des problèmes très sérieux».
Aussi, le Coordonnateur départemental de Pastef n’a-t-il pas manqué d’inviter les autorités à faire dans la préférence nationale. «On ne peut pas construire une Nation sans les nationaux, contre les citoyens. Les entreprises françaises, marocaines et turques détiennent les clés de l’économie. On nous parle d’une croissance de 6,5% essentiellement portée à 99% par des entreprises étrangères. Tout ce qu’ils gagnent est rapatrié à l’étranger», regrette-t-il, faisant allusion aux marchés du Ter, de l’autoroute à péage, de Diamniadio, etc.», dit-il. Toutes choses qui font que, conclut M. Diop, «près de 400 Pme ont fermé en 2016».
nfniang@lequotidien.sn

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