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Candidat à la Présidentielle de février 2019, le président du mouvement «Daj deup», Cheikh Alassane Sène, a effectué une tournée à Thiès pour partager son programme de campagne et a indiqué que «sa candidature est d’abord celle de la conciliation et mon ambition est d’être le socle d’une nouvelle cohésion sociale». Laquelle cohésion «est aujourd’hui déchirée, défigurée par 58 ans d’indépendance». M. Sène d’expliquer : «Durant toute cette période, l’histoire politique du pays repose sur des persécutions d’adversaires politiques, des acharnements, des luttes qui n’en finissent jamais.» Toute raison de sa décision, «une fois élu en février 2019, de faire table rase de toute cette situation et ensemble nous allons nous préoccuper de manière définitive à relever les Sénégalais et à les faire sortir de la misère qui a tant duré. C’est la raison pour laquelle je suis en train de faire une tournée nationale pour parler aux Sénégalais, partager avec eux les grands projets que je nourris pour ce pays». Des projets qui tournent essentiellement autour de l’octroi d’une «quatrième licence de téléphonie mobile qui sera dédiée aux Sénégalais et dont la vocation principale sera de prendre en charge l’ensemble de leurs préoccupations». Aussi, poursuit-il, l’érection d’«un Train à grande vitesse (Tgv) qui desservira Saint-Louis, Ziguinchor et l’ensemble des capitales régionales». Sans compter la démolition de «la prison de Rebeuss qui sera rasée et connectée à l’ancien stade Assane Diouf et le site portera le nom de ‘’Keur Kocc’’ et abritera tous ces projets». Pour dire, selon M. Sène, «toutes les sciences cognitives liées à l’intelligence artificielle seront le levier par lequel nous passerons pour développer le Sénégal», renseigne le candidat indépendant qui dit être inspiré après «un séjour carcéral de 13 mois à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) du Cap Manuel».
A son avis, «nous avons besoin aujourd’hui d’un pays qui assiste au concert des Nations les plus épanouies. Après 58 ans d’indépendance, nous sommes encore dans le lot des 25 pays les plus pauvres au monde, dans le lot des 16 pays les plus endettés et nous n’avons pas encore trouvé la formule magique pour sortir notre pays de ce fléau». Ce qui lui a motivé d’investir le champ politique «pour fédérer l’ensemble des forces vives de la Nation autour d’une seule cause, sauver ensemble le Sénégal».
Sur le démarrage effectif du processus de parrainage aujourd’hui avec la rencontre convoquée par le ministre de l’Intérieur, il déclare que «le Président Macky Sall qui excelle dans l’art du forcing ne va pas faire machine arrière et il n’est pas question de tomber dans son piège. C’est pourquoi nous allons envoyer quelqu’un à cette rencontre, tout en continuant de dénoncer cette formule d’aller vers un forcing et un filtre». Il dit : «Le président de la République est obnubilé par un second mandat et il ne sait pas que derrière il a trahi le préambule de la Constitution qui parle de valeurs culturelles fondamentales, en étant un champion dans le reniement de la parole donnée». Pour lui, «une telle situation exaspère aujourd’hui toutes les franges de la population sénégalaise».
Revenant sur la collecte de signatures pour le parrainage de sa candidature, il affirme : «Nous avons nos réseaux un peu partout dans le pays et mis en place des stratégies qui nous permettront de réunir plus de 53 mille signatures.» A ce titre, il déplore «la manière par laquelle le président de la République tripatouille la Constitution sénégalaise et il n’est pas le seul à le faire. Tous ceux qui ont été à la tête de ce pays ont été des champions dans le tripatouillage de cette Constitution. C’est pourquoi, une fois élu à la tête de ce pays, une nouvelle proposition sera faite aux Sénégalais par voie référendaire. Elle sera définitivement verrouillée, mais sur la base d’un consensus national».
nfniang@lequotidien.sn

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