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Suite à la sortie des agents des gares dénonçant leur confinement «sans mesures d’accompagnement, l’administration de DakarBamako ferroviaire (Dbf) a tenu à préciser les motivations de cette décision.

«Au moment où le bateau coule comment peut-on demander à avoir une place spacieuse», s’interroge d’emblée Daha Kanté, délégué du personnel de la société Dakar-Bamako ferroviaire (Dbf), suite à la sortie des cheminots, le 15 avril dernier, dénonçant leur confinement «sans mesures d’accompagnement». Il renseigne : «Le dispositif de confinement professionnel Covid-19 pendant la période de régime juridique d’exception de l’Etat d’urgence et du couvrefeu, institué par décret du chef de l’Etat, a été conçu par l’administrateur de Dbf en collaboration avec ses supérieurs hiérarchiques, notamment le ministre tutelle et le Secrétaire d’Etat chargé du réseau ferroviaire.»Il s’agit en effet, poursuit-il, «de maintenir la circulation des trains de marchandises minières sur la ligne métrique reliant Dakar à Thiès». Et de préciser : «Toutes les mesures de sécurité ont été prises sur les 7 des 9 gares ouvertes dans la ligne ferroviaire Dakar-Thiès.» En effet, explique M. Kanté, «nos gares étaient des bâtiments qui ont été détruits et remplacés par des conteneurs au moment où on construisait le Train express.

régional (Ter). Mais toutes les dispositions ont été prises pour installer dans ces conteneurs des groupes électrogènes pour l’électrification». Aussi, «des toilettes mobiles ont été installées, et chaque gare est ravitaillée en eau. Et depuis la pandémie, des produits d’hygiène ont été mis à la disposition des gares ainsi que des gants et des masques pour protéger nos agents». Mieux, note-t-il, «chaque semaine, le médecin-chef de l’entreprise ferroviaire, fait le tour des gares pour renouveler les produits d’hygiène misent à la disponibilité des agents». En plus, fera remarquer le délégué du personnel de Dbf, «une prime forfaitaire de 85 mille francs Cfa a été allouée à chaque agent». Et ceci sans compter «le salaire mensuel, les heures supplémentaires par mois de 40h qui sont de 70 à 75 mille francs par mois et la prime de panier de 37 mille francs par mois».

S’agissant du contact des agents des gares avec le personnel d’entreprises différentes dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19, Daha Kanté relève  qu’il «n’y a plus d’affluence dans les gares parce que tous les marchés qui étaient à côté de ces infrastructures ferroviaires ont été détruits à cause du Ter. Il n’y a plus personne dans les gares. Il y a uniquement des gendarmes qui s’y trouvent». Et d’ailleurs, dit-il, «des thermoflashs ont été achetés pour le contrôle de la température de toutes les personnes qui entrent dans les gares. Il y a aussi un dispositif de lavage des mains». Idem, «au niveau des bureaux et des ateliers de la société, les agents portent des masques et des gants de protection».

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