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C’est un paquet d’engagements que le ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale, Mansour Faye, a pris, mardi à Thiès, au cours d’un Comité régional de développement (Crd) spécial, de mise à niveau de l’ensemble des acteurs par rapport aux missions de son département.

D’abord pour la commune de Pire, le patron des 3p (Pudc, Puma et Promovilles) a indiqué que «le Président Sall avait pris l’engagement de réaliser quelques tronçons à travers le Programme de modernisation des villes qui intervient au niveau des centres urbains. Aujourd’hui, sur quatre tronçons dans cette localité, nous avons pris l’engagement d’en réaliser au moins deux, à travers les reliquats des financements obtenus, soit à partir de la Banque africaine de développement (Bad) ou de la Banque islamique de développement (Bid), avec des programmes qui sont en cours de réalisation». A Joal aussi, Mansour Faye signale que «des études ont été réalisées par Ageroute et qu’ils vont voir tout cela pour prendre en charge la réalisation de quelques tronçons au niveau de cette ville». Et par rapport à ces deux engagements, il dit avoir «donné des instructions fermes, à travers Promovilles, pour que des actions concrètes puissent être faites». Et s’agissant des autres communes, notamment les nouvelles qui ne disposent pas d’hôtel communautaire par exemple, comme Pambal, le ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale a pris un «engagement ferme, à travers une composante réalisée dans le Pudc, de faire l’hôtel communautaire permettant à ces collectivités, dans un premier temps, de pouvoir disposer d’infrastructures d’accueil». D’autres engagements aussi ont été pris. Le ministre informe que «sera réalisée la piste reliant les communes de Ngagne Diouf et de Ndande, qui figure dans un des programmes financiers de la Bid».

Chapelet de promesses
Dans le Notto-Gouye-Diama, précisément dans le village de Keur Mbir Ndao, il a promis de «réaliser non seulement une infrastructure hydraulique mais aussi des pistes prévues dans le cadre de financements déjà trouvés». Pour dire, selon Mansour Faye, «les programmes déroulés au niveau de notre ministère sont des programmes opérationnels qui impactent directement dans le cadre de vie des populations».
Outre les engagements pris pour le développement communautaire des communes, le ministre a évoqué un certain nombre d’orientations nouvelles. Parce que, souligne-t-il, «le Pudc, ce sont des pistes de désenclavement, mais aussi des pistes de production. Et du fait que la région de Thiès encadre une bonne partie des Niayes, et que beaucoup de productions agricoles sont réalisées à partir de ces Niayes-là, nous allons y faire des pistes de production pour permettre l’évacuation de la production». Et ceci, dira-t-il, «sera valable pour d’autres zones, comme dans la partie nord du pays, notamment dans le département de Dagana où des pistes de production seront réalisées. Parce que quand vous faites la production agricole et que vous ayez des difficultés pour évacuer les produits, cela ne servira pas à grand-chose. Mais aujourd’hui, le Pudc ayant comme objectif de réaliser des pistes de production, on va bientôt démarrer au niveau de la zone des Niayes, notamment vers Darou Khoudoss».

Retard dans l’exécution de certains programmes
Par rapport aux délais d’exécution des programmes gouvernementaux relevant de son domaine, Mansour Faye a reconnu que «certains programmes connaissent un peu de retard dans l’exécution, notamment le Pro­movilles où on a observé de temps en temps quelques re­tards, liés à l’aspect financier». Mais, indique-t-il, «nous sommes dans les dispositions et la dynamique de les corriger». Il dit avoir déjà échangé avec le ministre en charge de Finances, avant de rassurer que «des solutions sont en train d’être trouvées pour pallier les retards surtout de paiement au niveau de certaines entreprises et aussi par rapport à l’avancement des travaux».
Le ministre Faye a aussi abordé la question de l’assainissement et de l’amélioration du programme des Bourses de sécurité familiale, qui octroie 25 mille francs Cfa à 300 mille bénéficiaires tous les trois mois et pendant 5 ans, sur toute l’étendue du territoire. Lesquelles bourses, selon le ministre, «est un important programme, car il a été constaté que la pauvreté a reculé de plus de 4%». Et de préciser que «le programme des bourses familiales a joué un rôle fondamental. Il était ainsi prévu que les bénéficiaires restent dans le programme pour 5 ans. Aujourd’hui, la première cohorte en est à sa 7e année. Et, il va falloir organiser les sorties dans une dynamique d’accompagnement pour permettre aux ménages non seulement de pouvoir continuer leurs activités économiques mais de ne plus être résiliants afin qu’ils ne retombent pas dans la situation initiale». Pour dire, selon lui, «la lutte contre les inégalités sociales reste au cœur des priorités du chef de l’Etat qui a fait du devoir de mobiliser la solidarité nationale pour aider les moins favorisés à desserrer l’étau de la solitude face à la précarité et au besoin, un sacerdoce». Il indique aussi que «c’est là le sens des initiatives et programmes novateurs, comme le Pudc, le Puma, le Promovilles, les Bourses de sécurité familiale, la Couverture maladie universelle (Cmu), le Commissariat à la sécurité alimentaire, qui forment ensemble, le levier privilégié de valorisation des potentialités des territoires nationaux».
nfniang@lequotidien.sn

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