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Le parti Synergie républicaine compte aller aux Législatives de 2017 sans Benno bokk yaakaar. Allié de l’Apr avec Macky2012, son leader, Mouhamed Moustapha Diagne, conteste le système de quota de la coalition présidentielle qui privilégie les partis les plus anciens.

Le parti Synergie républicaine ira seul aux élections législatives de juillet prochain. L’annonce a été faite par  son président Mouhamed Moustapha Diagne qui a procédé vendredi à l’inauguration de son siège national à Thiès, baptisé la «Maison du citoyen». Membre de Macky2012, M. Diagne avertit : «Nous n’accepterons pas le système de quota de Benno bokk yaakaar avec des candidats désignés en fonction de la durée de certains partis. C’est pourquoi nous avions proposé au sein de la coalition des primaires, mais personne ne l’a accepté.» Synergie républicaine précise d’ailleurs que son accord avec le Président Macky Sall «porte sur la Présidentielle et non sur les Législatives», mais souligne, toutefois, qu’il soutiendra le chef de l’Etat en 2019. M. Diagne constate que le chef de l’Etat est en train de faire des «efforts» pour régler les problèmes des Sénégalais, notamment avec les bourses familiales, les infrastructures, la couverture maladie universelle. Ce qui lui fait dire que «personne ne peut douter de sa volonté de mettre le pays sur les routes de l’émergence et les autoroutes du développement».
Cet allié de l’Apr trouve que le débat entre la majorité et l’opposition sur le nombre de députés qui devrait passer à 160 avec les élus de la diaspora «n’est pas important». Pour lui, c’est plutôt l’image des parlementaires qui compte. «Il faut un autre type d’Assemblée nationale et non des députés qui se donnent en spectacle», plaide-t-il. Dans ce sens, il prône le relèvement du niveau du député «au moins avec le certificat d’études pour comprendre les débats».
Moustapha Diagne reconnaît que le gouvernement n’a pas encore apporté les réponses qu’il faut à la problématique de l’emploi des jeunes et des femmes. «Il y a trop de chômeurs dans ce pays. La jeunesse constitue un risque pour les élections à venir. Il faut donc que le gouvernement s’en occupe. Les femmes sont fatiguées et doivent accéder à des financements puisque c’est l’argent du Peuple», conclut-il.

nfniang@lequotidien.sn

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