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Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale...

L’épidémie de la dengue a été très bien gérée, a indiqué Dr Boly Diop, chef de la Division surveillance épidémiologique et riposte vaccinale au ministère de la Santé et de l’action sociale, au cours de la revue après action de l’épidémie de dengue de 2018, organisée à Thiès.

«L’épidémie de la dengue a été très bien gérée au Sénégal.» L’assurance est du chef de la Division surveillance épidémiologique et riposte vaccinale du ministère de la Santé et de l’action sociale, Dr Boly Diop. Il prenait part à la revue après action de l’épidémie de dengue de 2018, organisée par la direction de la Prévention du ministère de la Santé. Selon lui, les principaux enseignements tirés de la dengue, une maladie vectorielle transmise par un moustique qui pique dans la journée, qui avait frappé le Sénégal de septembre à décembre 2018, «c’est que le pays a répondu de façon prompte à l’épidémie. Parce que ce sont les premiers cas au Sénégal qu’on a eu à diagnostiquer», a relevé Dr Diop qui estime que «sur un total de 3 000 cas suspects prélevés, il n’y avait que 377 qui étaient confirmés. Et parmi ces cas confirmés, il y a eu qu’un seul cas de décès». Selon lui, «c’est un excellent résultat, parce que l’épidémie a été très bien gérée avec la tenue régulière des instances de coordination au niveau national, régional et local». Mais également «le déplacement des équipes locales chez les personnes affectées pour détruire les gîtes larvaires quand un cas de dengue est confirmé». Et cela, sans compter sur «les actions d’envergure de destruction de gîtes larvaires qui avaient été menées dans les trois localités les plus touchées par l’épidémie, à savoir Fatick, Touba, Richard-Toll et Coki à Louga». Le tout a mobilisé «une enveloppe de 30 à 40 millions de F Cfa».
Revenant sur l’objet de la revue après l’extinction de l’épidémie de dengue de 2018, dont une cinquantaine d’acteurs ayant participé directement à la riposte dans huit régions du pays prennent part, il signale que c’est «pour évaluer le dispositif qui avait été mis sur pied, réfléchir à une stratégie de prévention et se préparer à un éventuel retour en force de la maladie qui intervient au Sénégal en général entre août et décembre». Il ajoute : «La rencontre est une occasion de se préparer davantage. C’est l’esprit militaire, c’est en temps de paix qu’on prépare la guerre.» Et à en croire le chef de la Division surveillance épidémiologique et riposte vaccinale au ministère de la Santé et de l’action sociale, au sortir de cette rencontre de cinq jours, «des actions seront prises pour qu’il n’y ait pas de dengue au Sénégal. C’est le souhait des autorités sanitaires. Et en deux jours de travaux, nous avons listé tous les problèmes». Il s’agira maintenant, poursuit-il, «de travailler à l’élaboration de stratégies pour prévenir toute épidémie et pour la gérer en cas de survenance». Dr Diop a au final salué «l’implication de la communauté à travers la formation d’acteurs pour identifier les endroits où dorment les moustiques vecteurs, pour les éliminer et freiner la propagation de la maladie». Aussi, poursuit-il, «l’une des bonnes pratiques a été la communication constante par voie de presse».
nfniang@lequotidien.sn

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