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En Assemblée générale, des jeunes regroupés au sein d’un mouvement dénommé «And jubanti Tassette» ont décrié «les nébuleuses et manquements» qu’ils disent noter dans la gestion de l’équipe municipale, conduite par Mamadou Thiaw, et demandent son audit.

«Nous ne comprenons pas que la municipalité puisse se lever, s’adjoindre les services d’un géomètre et procéder à des lotissements sans aucune délibération du Conseil municipal au préalable, encore moins une autorisation des services compétents de l’Etat ou de l’autorité administrative.» Le constat est du mouvement And jubanti Tassette au cours d’une Assemblée générale. Selon le chargé de la communication, Tidiane Diop, «cette spéculation foncière» n’est que la partie visible de l’iceberg, «d’importantes sommes d’argent ont été mobilisées durant cette opération puisqu’ils ont réclamé à chaque allocataire de parcelle 35 mille francs Cfa pour les résidents et 100 mille francs pour les non-résidents et aucun d’eux n’a reçu à ce jour un acte d’attribution. La raison, c’est qu’ils ne peuvent pas délivrer ces actes puisqu’il n’y avait pas de délibération municipale autorisant cette opération». Ainsi et de se poser la question de savoir «où est passée cette manne financière collectée ?». Puisque, selon ces jeunes, «aucun  de ceux qui avaient donné leur argent n’a reçu de versement. Pis, ils n’ont pas déposé de demande d’attribution de parcelle, même pas une pièce d’identité. Ils ont juste donné leur argent». Pour dire «la gravité de ce qui passe dans la commune de Tassette, relativement à la gestion du foncier». A ce problème foncier s’ajoute «le financement des femmes de la localité qui tarde à être effectif. Elles attendent toujours les crédits qui leur avaient été promis par une institution financière avec qui le maire les avait mises en relation. Laquelle institution tarde à réagir alors que les femmes ont déjà versé chacune les 2 000 francs Cfa qui leur avaient été demandés en contrepartie. Et Jusqu’à ce jour, les femmes attendent toujours les financements. Mais du côté du maire et de l’institution financière, on ne parle même plus du projet», fustige le mouvement And jubanti Tassette». Il en est d’ailleurs de même pour l’accès à l’eau potable. «Il est simplement incompréhensible qu’à Tassette les populations paient le mètre cube d’eau plus cher que dans les centres urbains. L’eau qui quitte le Lac de Guiers pour alimenter Dakar et autres centres urbains est beaucoup moins chère que celle qui part de Tassette pour alimenter Tassette sur le réseau Notto-Ndiosmone-Palmarin.» Un réseau, selon Tidiane Diop, qui «relève du projet de l’Etat du Sénégal qui, pour un coût de 21 milliards de nos francs, avait pour objet de répondre au déficit d’eau potable dans les communes desservies par ledit réseau». Aussi, estime-t-il «qu’il est malheureux de constater qu’en 2017 le mètre cube d’eau puisse coûter 275 francs Cfa dans une de ces communes a fortiori celle d’où cette eau est pompée. C’est une injustice sur laquelle nous interpellons l’autorité afin qu’elle soit corrigée dans les meilleurs délais». Toutes situations qui justifient l’interpellation des autorités administratives, mais aussi de l’Ofnac par les jeunes pour qu’un «terme soit mis à certaines pratiques peu orthodoxes et, à la limite, scandaleuses en cours dans leur commune». A ce titre, font savoir les jeunes du mouvement And jubanti Tassette, un plan d’actions a été élaboré pour faire face à l’équipe municipale dirigée par le secrétaire exécutif du Pndl, Mamadou Thiaw : «Nous allons continuer le combat sur les plans juridiques comme politiques dans le seul et unique but de défendre l’intérêt des populations.»
nfniang@lequotidien.sn

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