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Thiès, à l’instar des autres villes du Sénégal, a célébré la fête de l’Aïd El fitr hier. Comme chaque année, à la grande mosquée de Moussanté devant la communauté musulmane thiessoise, Imam Babacar Ndiour a livré son prêche axé cette année sur la violence dans l’arène politique. Dans son sermon, l’imam ratib a particulièrement dénoncé la violence dans l’arène politique, surtout en cette période électorale. Et le guide religieux d’insister aussi sur la responsabilité de tout un chacun à cultiver la paix. Il est revenu largement sur «les crimes qui sont monnaie courante à Thiès, la recrudescence de la violence, les difficultés qui assaillent les Sénégalais dans tous les secteurs de la vie, la sécurité des honnêtes citoyens et de leurs biens, entre autres maux de la société». Il propose «une réorganisation à la base avec l’installation de conseils de sécurité au niveau des quartiers», mais aussi «le retour de la peine de mort pour faire respecter les prescriptions divines».
L’imam n’a aussi surtout pas été tendre avec les hommes qu’il accuse d’être souvent «les principaux instigateurs de cette violence, en cette période surtout électorale». Saluant le sermon de l’imam, l’ancien maire de Thiès, Idrissa Seck, de remercier «Tafsir Babacar Ndiour, toujours égal à lui-même, adossé aux textes sacrés des musulmans». Et de prier aussi pour que «l’ensemble des difficultés qu’il a soulevées, notamment celles en matière de sécurité, de santé, d’éducation, entre autres, puisse être derrière nous. Je le souhaite du fond du cœur, c’est le sens de mon combat politique, consistant à veiller à ce que ces difficultés-là reculent dans notre pays, dans notre ville, dans notre département».
nfniang@lequotidien.sn

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