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La Brigade régionale d’hygiène de Thiès met les bouchées doubles pour endiguer la propagation du Coronavirus qui a déjà fait 4 morts dans la région. Une Procédure opératoire normalisée (Pon) a été mise en place, à cet effet, pour sensibiliser les imams sur les dispositions sanitaires à prendre dans le contexte de la pandémie. Il s’agit, en effet, de consulter toute personne décédée dans les localités avant de procéder au lavage mortuaire. Une manière de sécuriser les populations face à la pandémie qui continue sa progression dans la région de Thiès. «Dans le cadre du Covid-19 il y a des dispositions spéciales qui sont prises pour assurer ce qu’on appelle : «Un enterrement sécurisé.» Parce qu’au niveau des mosquées il y a souvent des morgues», explique capitaine Idrissa Ndiaye, chef de la Brigade régionale d’hygiène de Thiès, en marge d’une journée de sensibilisation à Keur Mousseu. Et pour assurer cet enterrement sécurisé, il faut d’abord «la contribution du Service national de l’hygiène qui assure la désinfection et la mise à sac des personnes décédés». Aussi, «il y a les sapeurs-pompiers qui gèrent le transport des personnes décédées et la Croix-Rouge qui procède à l’inhumation». Une initiative fortement saluée par les populations de Keur Mousseu, département de Thiès. Selon Karim Sylla, Secrétaire général d’And défar Keur Mousseu, «le Coronavirus a changé toutes les habitudes des populations qui ont déjà pris les devants. La dépouille de toute personne décédée est envoyée au district de Pout pour des prélèvements pour voir si elle n’était pas atteinte du Covid-19. Si le résultat revient négatif nous allons procéder au lavage mortuaire». A cette procédure s’ajoute, selon M. Sylla, «la désinfection des lieux et la sensibilisation de tous les usagers des mosquées sur le lavage les mains avant d’entrer dans les lieux de culte et le respect de la distanciation sociale et des gestes barrières».

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