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La réussite de l’année sociale décrétée par le président de la République doit être la préoccupation de tous. Ce sentiment est de l’enseignant-chercheur Pr Oumar Papis Ndoye qui a organisé hier une journée de consultations médicales gratuites pour les enfants talibés du quartier Grand Standing de Thiès.

C’est dans le cadre d’un «vaste programme social» qu’il déroule dans la Cité du Rail, depuis quelques années, que l’enseignant à la Faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Pr Oumar Papis Ndoye, jouant sa partition pour la réussite de «l’année sociale» décrétée par le Président Macky Sall, a tenu à organiser, en collaboration avec l’Association des yayou dahiras, une journée de consultations médicales gratuites pour les enfants talibés du quartier Grand Standing. Le médecin de l’Equipe nationale des U20, qui intensifie ses activités pour soutenir la politique du chef de l’Etat, inscrit une telle action «dans le cadre de sa politique sociale». Surtout dans l’appui qu’il apporte aux daaras partout dans le pays et ce, depuis plusieurs années. «C’est un devoir citoyen que nous sommes venus accomplir ici à Grand Standing en compagnie de l’Association des yayou dahiras. Nous avons mutualisé nos efforts pour améliorer la qualité de vie de ces enfants démunies. Au-delà des soins que nous avons offerts à plus de 200 talibés, des vêtements leur ont été offerts pour améliorer leurs conditions de vie».
L’occasion a été saisie par l’enseignant, précurseur de ces journées au Sénégal, de revenir sur cette démarche qu’il entreprend depuis des années. Une démarche qui vise d’abord à accompagner les pouvoirs publics dans leur politique de santé. «Notre action s’intègre dans une vision qui s’intègre dans un programme, celui de la santé qui occupe une place centrale dans le Plan Sénégal émergent». Il s’agit également d’une vision pour apporter aux plus nécessiteux des soins de qualité pour éviter «cette notion de santé à double vitesse et à géométrie variable qui ne bénéficie qu’aux nantis. Notre souhait est de sillonner tous les quartiers, mais aussi tout le pays».
Revenant sur l’impact de ces journées, Pr Ndoye estime «qu’il faut les percevoir comme un concept et un modèle qu’il propose. Surtout en ces moments où il est beaucoup question de la santé pour tous. Ce qu’il faut, c’est d’éviter de pratiquer une santé à double vitesse. Rien que pour le concept, c’est déjà une bonne chose puisqu’on ne peut pas tout attendre de l’Etat. Je pense qu’il faut se féliciter de ce que, de temps à autre, des spécialistes acceptent volontairement d’aller au devant des plus démunis pour leur assurer des soins de qualité, mais aussi les orienter, car jusqu’à présent certains ne savent même pas que le traitement de la tuberculeuse est gratuit». Il pense que «non seulement l’impact est très positif, mais aussi qu’il s’agit d’un modèle à vulgariser». Ce, d’autant que «le terme de consultations gratuites a évolué de mon côté. Je parle plutôt maintenant de Centre hospitalo-universitaire mobile (Chu mobile) parce que lors de nos consultations ce sont des étudiants, des universitaires, des médecins, des sages-femmes qui consultent les populations comme ça se passe dans les Chu Le Dantec, Fann, le temps de faire bénéficier aux démunis des soins de santé de qualité comme dispensés dans ces hôpitaux».
Au-delà, Pr Ndoye dit vouloir contribuer à réaliser la vision du chef de l’Etat qui a décrété 2018 «année sociale». Il souligne : «Nous nous engageons dans ce sillage pour permettre à notre chère Thiès de scruter l’écran du Plan Sénégal émergent.»
Les nombreux talibés et autres yayou dahiras, qui ont tôt effectué le déplacement, ont salué une telle «initiative qui (leur) a permis de nous faire consulter par des spécialistes». Une occasion pour beaucoup d’autres d’avoir une idée précise sur leur état de santé et de bénéficier des soins nécessaires.
nfniang@lequotidien.sn

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