PARTAGER

«Je vous salue, vous félicite et vous encourage à persévérer dans la bonne voie.» C’est en ces termes que Karim Meïssa Wade s’est adressé en direct, au téléphone, à ses «frères» et «sœurs» libéraux, réunis à Thiès, le week-end, pour célébrer le 42ème anniversaire du congrès du Pds. Un congrès qui s’est tenu, pour la première fois, à Kaolack, les 30, 31 janvier et 1er février 1976. Plusieurs manifestations au programme ont été bouclées par une conférence publique sur le thème : «Exigence d’une élection libre et démocratique, responsabilité du Pds.» Une occasion pour la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl) de «valider» la candidature de Wade-fils à la Présidentielle de 2019. «Nous voulons attirer l’attention du Peuple sur les dangers qui guettent le pays par rapport à ce régime qui veut organiser des élections sans les candidats essentiels dont le nôtre qui est M. Karim Meïssa Wade», a dit Cheikh Tidiane Seck, président de la Fncl. Cependant, il précise : «Le candidat du Pds reviendra au Sénégal Incha’Allah durant l’année 2018, il battra campagne avec nous et nous espérons qu’il sera élu dès le 1er tour, le 24 février 2019.» Les cadres libéraux ont également déploré que des responsables du pouvoir «profèrent des me­naces judiciaires» à l’encontre de Karim Wade. Mais M. Seck et ses «frères» qui arboraient des brassards rouges au cours de cette manifestation, se veulent clairs : «Le Pds, comme l’avait déjà dit le Secrétaire général national Me Abdoulaye Wade, ne participera plus jamais à des élections organisées par le pouvoir de Macky Sall. Et si le Pds ne participe pas à la Présidentielle de 2019 et que Karim Wade n’est pas candidat, il n’y aura pas d’élection dans ce pays.»
La Fncl prépare par ailleurs la marche du 9 février organisée par l’Initiative pour des élections démocratiques au Sénégal, des partis et mouvements qui ont boycotté les concertations sur le processus électoral. «L’expérience nous a montré que toutes les élections, au Sénégal, qui ont abouti à une alternance, ont été organisées par des personnalisés neutres, qui n’appartiennent à aucun parti politique. Enlever Abdoulaye Daouda Diallo pour mettre Aly Ngouille Ndiaye, c’est du pareil au même», estime M. Seck. Au Président Sall qui exclut de confier à un militaire les Elections, la Fncl répond : «Nous n’avons jamais demandé un militaire, encore que, s’il faut un militaire pour avoir des élections libres, transparentes et démocratiques, pourquoi pas ? Nous voulons un processus transparent, garantissant des élections libres et démocratiques, et nous récusons aussi bien le ministre de l’Intérieur que le médiateur, Saïdou Nourou Bâ.»
nfniang@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here