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Après plusieurs versions servies dans les réseaux sociaux, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Thiès, El Hadji Abdoulaye Ba, à la faveur d’un point de presse ce jeudi, est revenu sur les faits de l’affaire dite Josée Christiane Tilmans, du nom de la ressortissante belge tuée au quartier Thiès-Nones par son mari Alassane Sarr.

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Après l’émotion, le ministère public fait le point. «Tout dans ce dossier semble corroborer la thèse du mobile financier», affirme le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Thiès. El Hadji Abdoulaye Ba s’entretenait avec la presse sur l’affaire Josée Christiane Tilmans, ressortissante belge, qui aurait été tuée à Thiès par son mari. Selon le maître des poursuites, «toutes les personnes entendues en qualité de témoins ont déclaré que la dame n’a jamais cessé de se plaindre du comportement de son mari qui lui demandait tout le temps de l’argent et de façon agressive». Il s’y ajoute que le mari aurait réclamé à la dame deux parcelles qu’elle a aux alentours de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) et tous les documents ont été saisis et mis sous scellé à titre de pièces à conviction. Ainsi, note le procureur de Thiès, «il a été retenu contre le mari Alassane Sarr, âgé de 42 ans, la charge d’avoir tué son épouse Josée Christiane Tilmans, âgée de 72 ans». Sans oublier l’infraction de complicité de sa femme sénégalaise Sokhna Rokhaya Sène. Ils ont été placés sous mandat de dépôt le 23 décembre pour assassinat, complicité d’assassinat, association de malfaiteurs….
Par ailleurs, le procureur de la République de Thiès a précisé que l’enquête vient d’être bouclée, le juge d’instruction a été saisi pour l’ouverture d’une instruction judiciaire pour éclairer la lanterne des Sénégalais. «Il nous a été donné de constater que certains riverains n’ont pas hésité à s’en prendre à la famille de Alassane Sarr. La responsabilité pénale est individuelle et nul ne peut se substituer à la justice dont il convient de la laisser faire son travail», avertit El Hadji Abdoulaye Ba qui renseigne dans la même veine que  les résultats de l’autopsie ont conclu à un «traumatisme crâno-encéphalique et thoracique, avec fractures multiples, d’hématome frontal du cuir chevelu et sous-dural, fracture des 5 arcs de la côte gauche, fracturés, avec la présence de sang coagulé». Ce qui, à ses yeux, indique clairement que ce n’est «nullement un coup de tête qui est à l’origine de la mort», contrairement à ce que Alassane Sarr alias Mame Gor, le mari soupçonné d’avoir tué la dame, a voulu faire croire. Le coup de tête n’est pas le seul élément à retenir dans les causes réelles de la mort eu égard aux constatations médicales. Il poursuit : «Pour révéler quand il s’est agi de procéder à la reconstitution des faits au niveau de la maison, Sokhna Rokhaya Sène, l’autre épouse de Alassane Sarr, a confirmé avoir entendu des cris et le bruit des coups. Alors que lors de son audition, elle avait soutenu qu’elle était absente des lieux au moment des faits.» A son retour de Mbour le lendemain, elle a gardé le secret et ce n’est que lors de son enquête le 22 décembre qu’elle a daigné dire la vérité. Elle a révélé devant les enquêteurs que c’est Josée Christiane Tilmans qui avait demandé à son mari de faire venir ses enfants dans sa maison pour mieux reconstituer l’ambiance familiale, mais le bruit la gênait. C’est ainsi qu’elle avait pris le soin d’appeler son mari pour le lui dire de vive voix, tout en menaçant de les expulser. C’est par la suite que le mari est revenu dans la maison pour piquer directement dans la chambre de la Belge, alors que Rokhaya Sène était bel et bien dans la maison. Et malgré tous ces faits, elle n’a voulu rien dire. C’est pourquoi elle a été placée sous mandat de dépôt pour complicité d’assassinat.

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