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carte-cedeao_1874Après un démarrage timide le 3 novembre dernier avec 30 inscrits par jour, la cadence de la Commission départementale d’inscription s’accélère avec 40, voire 80 inscrits ces derniers jours. «Insuffisant pour le département qui a un potentiel de plus de 500 mille électeurs sur 1,8 million d’habitants», selon Ibrahima Mbow. Trouvé à l’Espace Jeune qui abrite ladite commission administrative pour l’obtention de la carte d’identité de la Cedeao et d’électeur, le jeune s’indigne des conditions «inhumaines» imposées aux Thiessois. «C’est du n’importe quoi ! J’ai ramassé ici un vieux qui avait environ 70 à 80 ans et qui était tombé en syncope devant nous à cause de la chaleur. Il a passé la nuit pour faire partie de la liste d’aujourd’hui», fustige M. Mbow, qui dénonce l’ouverture d’une seule commission composée de trois personnes seulement pour tout le département de Thiès. A ses côtés, une femme couchée à même le sol attend son tour. Samba Saloum Dieng n’arrête pas de fulminer : «J’ai passé deux nuits blanches ici pour pouvoir m’inscrire sur les listes parce que je dois aller en voyage et ma carte d’identité a expiré. On m’a donc exigé un récépissé. Mais cela fait trois jours que je suis là et j’attends toujours. Si ce n’était pas cette urgence, je resterais chez moi jusqu’à l’ouverture d’autres commissions dans le département.» L’habitant de la commune de Touba Toul de poursuivre pour s’offusquer : «Nous voulons que les autorités ouvrent les 15 autres commissions du département de Thiès pour soulager les populations. Il est inadmissible à l’heure où on parle d’émergence que les gens souffrent pour avoir une carte d’identité.»
nfniang@lequotidien.sn

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