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C’est officiel ! Le Collectif national des usagers pour l’encadrement et la légalisation du covoiturage au Sénégal (Cuelec) vient d’être lancé dans la Cité du Rail. Ce collectif dont 14 de ses membres ont été jugés et condamnés à un mois avec sursis pour exercice illégal de transport le 15 mai dernier regroupe quelque 1 200 chauffeurs de véhicules de transport irrégulier appelés «Allô Dakar» et «Allô Mbour» dans la ville de Thiès. Ainsi à travers ce collectif, ces chauffeurs entendent faire des démarches pour que leur activité soit reconnue par l’Etat. Car de l’avis de son président Abdoulaye Ndiaye, «il y a beaucoup d’avantages dans le covoiturage. C’est pourquoi notre collectif, qui est une structure fédérative nationale, demande à l’Etat du Sénégal de regrouper les acteurs du transport pour l’ouverture d’une série de concertations visant à organiser ce nouveau type de transport qui emploie des milliers de jeunes Sénégalais dans toutes les régions du pays. Et c’est grâce à ce transport qu’ils parviennent à nourrir leur famille». Pour dire, selon lui, «aussi bien les chauffeurs, les passagers que l’Etat gagneraient dans une régularisation de notre profession qui répond à une réelle demande de la clientèle pour un transport rapide et confortable». Et dans le cadre de la légalisation de leur secteur d’activités, M. Ndiaye renseigne que «le collectif travaille déjà avec des avocats pour produire un document de propositions qui sera soumis à l’appréciation des autorités pour une prise en charge efficace de nos revendications».
Dans la même lancée, le président du Cuelec dit avoir rencontré «des autorités locales» et compte aussi avec les membres de son collectif «entamer une tournée auprès des chefs religieux du pays pour obtenir leur soutien, pour la légalisation de ce nouveau type de transport interurbain». Ainsi, il invite les autorités à suspendre les arrestations pour se limiter aux contraventions qui leur étaient infligées jusque-là, le temps qu’une solution soit trouvée. «Nous ne pouvons rester à ne rien faire, parce que c’est avec cela que nous nourrissons nos familles. C’est un mal nécessaire», a reconnu Abdoulaye Ndiaye.
nfniang@lequotidien.sn

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