PARTAGER

Dans le cadre du Plan stratégique de lutte contre la tuberculose, des associations de diabétiques des régions de Thiès, Diourbel et Kaolack ont été sensibilisées pour combattre la maladie dont 20 mille cas sont recensés chaque année au Sénégal.

Les associations de diabétiques des régions de Thiès, Diourbel et Kaolack étaient hier en conclave à la région médicale de Thiès. Une session de formation initiée par le Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnt) en relation avec Plan international Sénégal. Il s’agit en effet de mieux outiller les groupes vulnérables, notamment la population diabétique, afin qu’elle puisse élaborer des stratégies de lutte pour mettre fin à la pandémie. La pertinence d’une telle approche repose, en effet, sur le constat fait que le risque d’avoir la maladie pour un diabétique est trois fois plus élevé qu’une personne de la population générale. Tout simplement, parce que son état immunitaire n’est pas le même qu’une personne qui n’a pas le diabète, explique Dr Nafissatou Fall Sy. Pour dire, selon ce membre du Bureau prise en charge du Pnt, l’urgente nécessité qu’il y a d’organiser les associations de diabétiques pour combattre la maladie. Ce d’autant, poursuit-elle, «le Sénégal attend chaque année à peu près 20 mille cas de tuberculose». Pis, estime Mme Sy, «les statistiques montrent qu’il y a des cas manquants parce que sur les 20 mille cas attendus, environ 15 mille sont détectés. Et pour mettre fin à la tuberculose, ces cas manquants doivent être recherchés parce qu’ils sont parmi la population». Il s’agit, selon la pneumologue, «des personnes qui sont malades et qui ne viennent pas se faire consulter rapidement et celles qui ne savent pas qu’elles sont malades. Ce sont ces cas manquants qui disséminent la maladie à travers la communauté. Et donc, il est important que des actions puissent être menées au niveau communautaire pour aller vers la recherche de ces cas manquants, notamment dans les six régions à forte charge». Surtout quand on sait que «le taux de guérison est actuellement au Sénégal à plus de 85%», estime Dr Nafissatou Fall Sy. A sa suite, la directrice des projets du Fonds mondial pour le compte de Plan international Sénégal, Dr Astou Fall, est revenue sur la stratégie communautaire de lutte contre la tuberculose au niveau des 14 régions du pays pour indiquer qu’il s’agit de «travailler avec la communauté à travers les organisations communautaires de base ou nous avons un paquet d’activités. Le premier contenu du paquet, c’est l’information et l’éducation pour que vraiment la communauté soit au courant de la maladie et comprenne quels sont les enjeux. Le deuxième contenu, c’est le soin communautaire, c’est-à-dire que les cas présumés puissent être référés et pris en charge. Globalement, Plan international travaille d’abord à booster les indicateurs du Ptn dans la détection des cas incidents au niveau communautaire qui constituent vraiment le challenge de la lutte au Sénégal». S’agissant des indicateurs au niveau de la région de Thiès, Dr Fall renseigne que la Cité du Rail fait partie des 6 régions à forte charge. «C’est pour cela qu’il est important de mettre l’accent sur les zones à forte charge pour justement faire booster nos indicateurs. A Thiès, nous avons environ une prévalence de 15% de la maladie», insiste Mme Fall.
nfniang@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here