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Pour la lutte contre l’encombrement de l’espace public et l’insalubrité, le ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène publique ne compte pas flancher. Il a assuré à Thiès qu’il agira sans état d’âme.

«Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est échanger et informer. Mais il sera nécessaire d’agir et nous agirons sans état d’âme», a annoncé hier le nouveau ministre de l’Urba­nisme, du logement et de l’hygiène publique. Abdou Karim Fofana présidait à Thiès un Comité régional de développement (Crd) spécial sur la problématique de l’encombrement des rues et de l’insalubrité. Il constate : «Il m’a été donné de constater lors de mes visites à Thiès, Tivaouane et Mbour que la circulation mérite d’être libérée partout au Sénégal, que les espaces publics doivent être aménagés, mais aussi que chaque Sénégalais doit assumer sa part de responsabilité dans ce défi lié à l’hygiène publique et à la lutte contre les encombrements.» Pour lui, «la situation d’encombrement des espaces publics au Sénégal entame notre dignité, mais aussi notre fierté de Sénégalais». Il estime que «Thiès et les Thiessois méritent un meilleur environnement. Les Thiessois méritent également que cette question soit traitée».
Dans ce cadre, il promet de s’attaquer aux problèmes d’encombrement du Marché central de Thiès. Mais aussi l’avenue Amadou Gnagna Sow, l’avenue De Gaulle, avec ses cantines débordantes, le rond-point Diakhao occupé par les marchands ambulants, le rond-point Nguinth, entre autres. «La cause de l’encombrement humain et commercial qui sévit dans nos rues et avenues, c’est le sous-dimensionnement de nos marchés. Ils ont évolué. Ce sont maintenant des espaces de vente, de commerce qui étaient destinés à recevoir 100 commerçants. Maintenant, il y a plus de 1 000. Naturellement cela déborde.» Pour dire, selon le ministre Abdou Karim Fofana, «l’Etat ne compte pas seulement faire des actions sporadiques et des feux de paille. Nous sommes dans la prospective pour régler ce problème de façon définitive». Pour cela, promet-il, «le même type de dispositif qu’à Dakar où une brigade de 150 éléments veille à la réussite de l’opération de désencombrement sera dupliqué dans toutes les autres régions du Sénégal pour le suivie des opérations». Cela, dit-il, «pour éradiquer de façon définitive cette situation qui ne peut plus tenir au Sénégal». Ainsi, il invite les autorités à définir une cartographie des places à désencombrer, les services techniques devant être chargés d’étudier le redimensionnement des marchés. «Nous demandons aux maires d’identifier de nouveaux sites de recasement, des zones artisanales et des fourrières pour accueillir les personnes qui seront déplacées», a demandé M. Fofana.
Auparavant, la rencontre a permis aux responsables des services techniques de l’Urbanisme, de l’Environnement, du Ca­dastre, les élus locaux, les préfets, la police, les Eaux et forêts, les Associations sportives et culturelles (Asc), entre autres acteurs, de diagnostiquer les différents aspects de la problématique de l’encombrement des rues et de l’insalubrité afin de définir une stratégie pour lutter contre ce problème. Les acteurs se sont surtout penchés sur les points rouges qui empêchent l’organisation de l’espace public dans les départements de Thiès, Tivaouane et Mbour.
Dans ce dernier département, les acteurs ont surtout insisté sur le manque de réseau d’assainissement de la ville de Saly, une des plus importantes destinations touristiques du pays, mais également l’encombrement du croisement Saly. Tivaouane étouffe, selon les autorités qui renseignent que «la commune est confrontée à un problème d’espace pour aménager des sites dans les anciens villages devenus des quartiers rattachés à la cité religieuse». Concernant la Cité du Rail, Ibrahima Mbaye, coordonnateur régional de l’Unité de coordination et de gestion des déchets, estime qu’elle compte «trois grandes décharges, dont aucune n’est pas aux normes».
nfniang@lequotidien.sn

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