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Le Collectif des boutiquiers et détaillants de Thiès (Cbdt) a décidé de ne pas payer la patente jusqu’à nouvel ordre. Il s’insurge contre la hausse non justifiée de cet impôt.

Le Collectif des boutiquiers et détaillants de Thiès allument la flamme de la contestation. La goutte de trop a été l’augmentation «sans justification» de la patente qui est passée de 15 mille à 30 mille F Cfa. Ce qui est «inacceptable», selon leur porte-parole, Ibra Fall, qui renseigne : «Déjà, nous payons 20 mille F Cfa chaque deux mois aux Services de l’hygiène et du contrôle économique, sans compter la patente. Et si un boutiquier refuse de payer les sommes demandées, ces agents ferment votre boutique. Il faut qu’ils arrêtent», fustige le détaillant, qui ajoute : «Le collectif est composé de jeunes qui travaillent pour aider leur famille ; donc on ne peut accepter de distribuer nos bénéfices par-ci et par-là», dit-il. Ainsi, les membres du collectif ont-ils décidé à l’unanimité hier, à la suite des velléités d’affrontements entre agents de la Perception de Thiès et les boutiquiers, de ne payer la patente et ce, jusqu’à nouvel ordre. «Nous refusons de la payer parce qu’elle a été doublée», s’est-il offusqué. Non sans dénoncer les nombreuses autres tracasseries dont ils font l’objet de la part des agents économiques, d’hygiène et des services fiscaux pour faire remarquer qu’il s’agit bien là, «en gros, de difficultés qui se résument en une répression quotidienne».

nfniang@lequotidien.sn

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