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Le personnel contractuel du centre hospitalier régional, El Hadji Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, a observé, hier matin, un sit-in pendant cinq heures, pour exiger le versement de leur cotisation sociale, l’harmonisation des primes de transport et l’érection d’un service d’urgence aux normes. Le directeur de l’hôpital, Dr Babacar Mané, parle d’un problème de trésorerie et déplore ce sit-in organisé sans l’aval des syndicats.

Il n’y a pas eu de soins, hier matin, à l’hôpital régional El Hadji Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès. Pour cause : les 400 contractuels de ladite structure sanitaire, ont boycotté les salles de consultations pour exiger le versement de leur cotisation sociale, l’harmonisation des primes de transport et l’érection d’un service d’urgence digne de ce nom. Selon le délégué du personnel au Conseil d’administration, Babacar Faye, ses camarades reprochent à la direction «le non-reversement» de leur charge sociale qui date de plusieurs années, mais également la non-harmonisation de la prime de transport estimée à 20 mille francs Cfa et celle de motivation. Les protestataires dénoncent également «les mauvaises conditions d’accueil» de l’hôpital régional et exigent «l’érection d’un service d’accueil d’urgence aux normes au sein du centre hospitalier régional». Aussi le chef du bureau administration du personnel, M. Faye, de dénoncer surtout la rupture de médicament. «La plus petite seringue pour l’avoir il faut sortir de l’hôpital pour aller la chercher ailleurs», s’alarme-t-il. Des griefs qui, selon les blouses blanches, ont été déposés sur la table de la direction mais sans aucune réponse. Toutes raisons de l’organisation de ce sit-in sans l’aval des syndicats pour, disent-ils, «défendre leur propre intérêt».

Un problème de trésorerie invoqué
Interpellé, le directeur de l’Hôpital régional de Thiès, Dr Babacar Mané, parle d’un problème de trésorerie et déplore l’organisation du mouvement d’humeur. «C’est une situation déplorable et inattendue parce qu’on pouvait comprendre que le mouvement d’humeur vienne des syndicats mais malheureusement c’est un mouvement qui vient du personnel contractuel de l’hôpital», précise-t-il d’emblée. Toutefois, signale-t-il, «les griefs ce sont des retards par rapport à des payements d’heures supplémentaires, de cotisations sociales…Mais nous sommes dans un contexte de début d’année et l’agent comptable peut souffrir de problème de trésorerie et c’est ce problème qui explique un peu ce mouvement d’humeur du personnel contractuel». S’agissant des mesures prises pour régler le problème, il renseigne : «Nous avons trouvé une situation difficile en 2012 mais pour les cotisations sociales notamment, la caisse de sécurité sociale et l’Ipres, nous avons pu avoir un procès-verbal de conciliation et nous versons régulièrement nos cotisations sociales.» Concernant la question des paiements des heures supplémentaires, Dr Mané indique : «nous avons différé cette question parce que nous avons jugé nécessaire de trouver des médicaments et des réactifs pour faire tourner l’hôpital. C’est cette option qui n’a pas été partagée par le personnel contractuel. C’est regrettable. Mais si la situation de trésorerie de l’hôpital le permet, ils rentreront dans leurs droits», a laissé entendre le directeur de l’Hôpital régional de Thiès. Au-delà, Dr Babacar Mané a fait remarquer que «depuis quelques années, nous avons eu à relever fortement le plateau technique de l’Hôpital régional de Thiès avec le soutien du ministère de la Santé. Ainsi nous avons pu fidéliser davantage les patients, la confiance est revenue. Nous avons pu recruter, avec les résultats que nous avons engrangés, pas moins de 100 agents composés de médecins spécialistes, de pédiatres, d’orthopédistes et de neurochirurgiens pour pouvoir prendre en charge les attentes des populations qui nous font confiance et aujourd’hui les malades nous viennent de partout».
nfniang@lequotidien.sn

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