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Le cadre régional du projet «Promouvoir la gouvernance concertée de la migration au Sénégal pour le développement rural et l’emploi des jeunes» a été lancé hier, à Thiès. Ce projet mis en œuvre par la direction générale d’Appui aux Séné­galais de l’extérieur et la Fao a regroupé l’ensemble des élus du monde rural thiessois.

La question migratoire regroupe depuis hier, à Thiès, des élus du monde rural. Lesquels ont été renforcés sur le projet «Promouvoir la gouvernance concertée de la migration au Sénégal pour le développement rural et l’emploi des jeunes», mis en œuvre par la direction générale d’Appui aux Sénégalais de l’extérieur et la Fao. Cela, pour le lancement officiel du cadre régional de gouvernance de la migration. Une rencontre de deux jours au cours de laquelle le maire de la commune de Mékhé, Dr Maguette Wade, a fait un plaidoyer pour appeler «l’Etat à avoir une politique de développement rural qui intègre la question de la migration». Car, explique le vice-président de l’Agence régionale de développement (Ard), «la question de la migration est très complexe». A l’en croire, «la migration devrait être régulée et non freinée parce qu’au niveau de nos pays elle est à l’origine de ce qu’on appelle aujourd’hui les émigrés. Et la diaspora effectue des transferts assez importants et certains pays ont su se développer en mobilisant ce qu’on appelle les diasporas monde ou les titres de la diaspora». Et à côté de ce flux migratoire, poursuit l’élu, «il faut distinguer différents types de migrations». Et pour Maguette Wade, «la migration qui concerne le milieu rural peut accroître la productivité et contribuer ainsi à assurer la sécurité alimentaire. Et pour cela, les jeunes du monde rural qui ne sont pas qualifiés ou qui vont à l’aventure ou choisissent l’exode et qui constituent véritablement un bon pan du dividende démographique devraient rester en milieu rural et se mettre dans des métiers». De l’avis de l’ancien fonctionnaire de la Banque africaine de développement (Bad), «le métier le plus noble, le plus durable et rentable reste l’agriculture». Il insiste : «Quand on parle de l’agriculture, il faudrait parler de l’agro-écologie, mais aussi l’agriculture avec les semences et tout le processus de la chaîne des valeurs dont l’élevage.» Ainsi, il demande à «l’Etat d’avoir une politique de développement rural pas seulement une politique migratoire ou de la migration, mais une politique de développement du monde rural qui intègre la question de la migration». Cette politique, selon lui, «devrait se faire de façon concertée». Ce qui permettra aux élus locaux d’être des parties prenantes de taille. Le maire de la commune de Mékhé, qui pense que «la réponse à la question migratoire dans le milieu rural appartiendra aux populations rurales», de constater que «l’océan atlantique est devenu un mouroir. Et aujourd’hui, il y a un phénomène important dans la gouvernance de la migration. C’est qu’il y a des bateaux qui sont coulés par les pays qui devraient les accueillir. Ils refusent de les accueillir». Pis, «ils coulent les bateaux en haute mer». Selon lui, «c’est une question essentielle qu’il faudrait poser et qu’on ne peut occulter. Et il y a le hasard de la mer qui tue, mais il y a ceux qui refusent de les accueillir, qui sont des pirates également en haute mer et qui descendent ces bateaux. Voilà une question essentielle à la quelle notre gouvernement et les gouvernements africains devraient globalement répondre».

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