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Professeur Daouda Ndiaye, chef du département de parasitologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad)

Le chef du Département de parasitologie de la Faculté de médecine, de pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Pr Daouda Ndiaye, a récompensé les 400 meilleurs élèves de l’élémentaire du département de Thiès dans le cadre de la promotion de l’excellence à l’école, inscrit au programme de son mouvement social dénommé «Actions.»

Les 400 meilleurs élèves de l’élémentaire du département de Thiès ont été récompensés par le chef du Département de parasitologie de la Faculté de médecine, de pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Pr Daouda Ndiaye. A l’occasion de la première édition de la promotion de l’excellence à l’école, les récipiendaires ont obtenu chacun des fournitures et trousses scolaires avant d’être enrôlés dans la Couverture maladie universelle (Cmu). «C’est une action qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’excellence dans les écoles sénégalaises parce que l’éducation et la santé sont les piliers du développement. Etant un pur produit du système éducatif et sanitaire du Sénégal, nous avons jugé utile, après avoir bénéficié de l’encadrement des enseignants, de l’Etat sénégalais et de la contribution des Sénégalais dans ma formation, de partager ce que j’ai eu à engranger en termes de savoir et surtout de moyens pour promouvoir l’excellence dans les écoles», note Pr Daouda Ndiaye. Il poursuit : «Après avoir reçu toutes les décorations et occupé une position importante au plan national et international, nous avons jugé utile d’utiliser les maigres moyens que nous avons pour créer l’émulation au niveau du système éducatif sénégalais en créant un mouvement social dénommé ‘’Actions’’. Un mouvement qui se veut pour contribuer au développement du Sénégal à travers la santé, mais surtout l’éducation.» D’après ce conseiller spécial à l’Université de Harvard aux Etats-Unis, «un pays qui aspire au développement le fera forcément et fondamentalement à partir d’une école». Après la banlieue sénégalaise, notamment Pikine et Thiaroye, et le département de Rufisque, Pr Ndiaye compte pérenniser la journée de la promotion de l’excellence à Thiès. «Annuellement, nous allons organiser cette journée ici à Thiès. Nous allons l’étendre au niveau des écoles secondaires, mais également créer des activités parallèles afin que l’on comprenne que l’école n’appartient pas uniquement à l’Etat, mais à tous les Sénégalais», dit-il.
A ce titre, il lance un appel aux Sénégalais pour participer collectivement à l’entre-aide pour le développement de l’école. «Tout le monde peut contribuer à la promotion de l’excellence», dit-il. A la question de savoir ce qu’il pense de la fuite des cerveaux, Pr Ndiaye, concepteur d’un test de diagnostic sur le paludisme, laissera entendre : «On ne peut pas bénéficier de l’appui d’un Etat et de tous les Sénégalais en matière de taxes, parce que si nous avons reçu une éducation c’est parce qu’il y a des parents, des Sénégalais qui ont contribué de par leurs taxes à notre formation. Donc si en un moment donné on arrive à être une des personnalités les plus importantes dans son domaine à l’international et qu’il y ait des propositions à l’étranger et qu’on quitte le pays pour partir, on aura un peu failli à la mission, on aura malheureusement pas pu payer la dette.» Selon lui, «je ne suis pas du tout d’accord avec la fuite des cerveaux. Il faut que les gens restent ici et qu’ils puissent participer, eux aussi, à l’encadrement des plus jeunes et au développement du pays. Si les meilleurs partent, qui fera ce pays ? Il faut qu’on puisse rester au Sénégal et donner ce que nous avons le plus, qui est le savoir, parce que sans cela rien ne pourra se faire». Le Professeur d’en appeler «à tous mes compatriotes qui ont aujourd’hui des compétences au plan international de revenir pour qu’ensemble nous construisions le Sénégal». Toutefois, il dit comprendre la fuite des cerveaux parce que «parfois les moyens ne suivent pas. Il y a certaines conditions sociales un peu difficiles. Ils ont préféré partir pour monnayer leurs talents et gagner beaucoup plus d’argent pour leur famille». Mais, insiste-t-il, «si on part à l’étranger pour monnayer nos talents, on réglera certes un problème de famille, mais pas celui du pays. Et pour moi, le plus important c’est le pays. Rester ensemble dans l’unité pour bâtir ensemble le Sénégal». Il conclut : «Le Sénégal est en train de mettre en place un système de santé efficace. Et je suis persuadé que nos dirigeants sont en train de tout faire pour que le système sanitaire sénégalais soit amélioré. Si nous travaillons main dans la main pour la promotion de la santé, mais également si nous accompagnons l’Etat, nous allons avoir demain l’un des meilleurs systèmes sanitaires d’Afrique et du monde.»
nfniang@lequotidien.sn

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