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Dans le cadre de son appui aux couches démunies à avoir accès à des soins de santé de qualité, la caravane de consultations gratuites du Pr Oumar Papis Ndoye s’est déplacée ce week-end au poste de santé de Diakhao. Une occasion pour l’enseignant à la Faculté de médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), précurseur desdites journées au Sénégal, de revenir sur cette démarche qu’il entreprend depuis des années déjà à travers le pays. Une démarche qui vise d’abord à accompagner les pouvoirs publics dans leur politique de santé. «Notre action se veut pour s’intégrer dans une vision qui s’intègre dans un programme, celui de la santé qui occupe une place centrale dans le Plan Sénégal émergent», dit-il. Egalement, il s’agit d’une vision pour apporter aux populations les plus nécessiteuses des soins de qualité pour éviter «cette notion de santé à double vitesse et à géométrie variable qui ne bénéficie qu’aux personnes nanties. Notre souhait est de sillonner tous les quartiers, mais aussi du pays pour faire bénéficier aux populations de ces soins». En outre et revenant sur l’impact de ces journées, le médecin de l’Equipe nationale des U20, Pr Oumar Papis Ndoye, estime «qu’il faut les percevoir comme un concept et un modèle qu’il propose. Surtout en ces moments où il est beaucoup question de la santé pour tous. Ce qu’il faut, c’est d’éviter de pratiquer une santé à double vitesse. Rien que pour le concept, c’est déjà une bonne chose puisqu’on ne peut pas tout attendre de l’Etat. Je pense qu’il faut se féliciter de ce que, de temps à autre, des spécialistes acceptent de descendre volontairement, d’aller au-devant des populations les plus démunies pour leur assurer des soins de qualité, mais aussi les orienter, car jusqu’à présent certains ne savent même pas que le traitement de la tuberculeuse est gratuit». Pour dire que «non seulement l’impact est très positif, mais aussi qu’il s’agit d’un modèle à vulgariser». A la question du suivi, il répond en faisant savoir que c’est pour cela qu’il implique à chaque fois les acteurs locaux où se tiennent les journées de consultations car, estime-t-il, «c’est cette implication qui permet de référer les patients à chaque fois que le cas rencontré dépasse les compétences locales. Et dans ce cas aussi, les collègues professeurs présents peuvent continuer le traitement gratuitement».

nfniang@lequotidien.sn

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