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Sous le thème «Les maladies rénales chroniques et l’hypertension artérielle», la Cité du Rail a abrité ses journées médicales à la Promenade des Thiessois. Une occasion pour le médecin-chef de région, Dr El Hadji Malick Ndiaye, de plaider la construction d’un autre poste de santé à Thiès.

Pour soulager le centre hospitalier régional El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, le médecin-chef de région, Dr El Hadji Malick Ndiaye, plaide la construction d’un deuxième poste de santé à Thiès. «C’est un projet que Thiès a besoin. Je lance un appel au maire de la ville et aux autorités de construire un autre poste de santé pour que les populations, au lieu d’aller à l’hôpital régional, puissent venir dans le centre de santé installé soit au quartier Hersent ou à Cité Lamy. Du coup, le centre sera un relais pour l’hôpital parce que la ville de Thiès compte plus de 500 mille habitants. Et le chef de l’Etat, dans le nouveau décret de la carte sanitaire qu’il vient de signer, a dit qu’il faut désormais un centre de santé pour 100 mille habitants», plaide Dr Ndiaye au cours de la cérémonie officielle d’ouverture des Jour­nées médicales de Thiès (Jmt). A sa suite, le maire de Thiès, Talla Sylla, revenant sur l’organisation de l’édition 2018 des Jmt, qui entre dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique de santé, signale que c’est une initiative qui va contribuer au renforcement du système de santé et à l’amélioration des conditions de vie des populations, en particulier celles démunies. Sous le thème «Les maladies rénales chro­niques et l’hypertension arté­rielle», les autorités municipales veulent ainsi «annihiler les facteurs de risque et surtout initier au sein des populations des comportements allant dans le sens d’éviter ces pathologies», expli­que Talla Sylla. Qui, dira-t-il, a pour objectif de «diagnostiquer les maladies récurrentes qui affectent les résidents de la ville, mais également sensibiliser les populations sur certaines maladies et les amener à adopter un changement de comportement». De même, poursuit l’édile de la Cité du Rail, «permettre une meilleure prise en charge des besoins en santé des citoyens et faire bénéficier aux malades les compétences des spécialistes et professionnels de la médecine».
Au programme, des consultations gratuites dans 14 spécialités, des dépistages, des interventions médicales, des dons de sang et de médicaments. Egale­ment, une conférence est prévue sur le thème et des séances de sensibilisation. «L’innovation majeure cette année, ce sont les consultations et soins en néphrologie et l’implication des unités mobiles de consultation pour la prise en charge des personnes âgées ou à mobilité réduite dans les quartiers», renseigne le maire qui ajoute : «Ces prestations contribuent à l’amé­lioration de la santé et du bien-être des Thiessois, en particulier les plus démunis.» En outre et revenant sur la politique sanitaire de l’Etat, Talla Sylla indique que «la ville de Thiès adopte sans réserve la Cou­verture maladie universelle (Cmu)» parce qu’«elle contribue au développement progressif d’un système de protection sanitaire et la promotion des mutuelles de santé communautaire afin de couvrir la majorité de la population, en particulier les couches les plus vulnérables. La Cmu est un instrument de solidarité qui permet de corriger l’iniquité dans l’accès aux soins de santé. Notre cité s’inscrit ainsi dans la mise en place d’un mécanisme de prise en charge des couches vulnérables, en synergie avec les services déconcentrés, les organisations communautaires de base, les mutuelles de crédit et d’épargne, les mutuelles de santé». Pour lui, «il faudra penser à développer un modèle communautaire de financement de la santé avec une forte implication des collectivités territoriales. Et placer le patient au cœur du dispositif médical est notre credo». Par conséquent, il lance un appel à «tous les Thiessois d’ici et de la diaspora pour la prise en charge de nos concitoyens qui ont besoin de soins». Dans la même veine, le médecin-chef de région de signaler que «désormais avec la mise en place des Comités de développement sanitaire (Cds), supprimant les comités de santé, nous voulons que les autorités administratives assistent les maires dans la politique sanitaire parce que le président de la République met au cœur de la politique sanitaire les élus locaux et les maires en particulier. Donc en matière de santé, actuellement dans la ville de Thiès, rien ne peut se faire sans les maires et nous voulons qu’ils s’impliquent».
nfniang@lequotidien.sn

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