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Mansour Diallo et Fallou Sow, jugés hier, à huis clos, par le Tribunal de grande instance de Thiès, ont été relaxés au bénéfice du doute. Après plusieurs jours de détention, ces deux mineurs âgés respectivement de 16 et 14 ans ont, à l’instar de leurs aînés jugés mercredi, rejoint leur domicile. Ils ont été appréhendés après des manifestations post publication des résultats provisoires du premier tour de la Présidentielle du 24 février, rendus dans l’après-midi du mercredi 28 février dernier. Un verdict d’apaisement, selon le coordonnateur du pool d’avocats de la défense commis par la coalition Idy2019, Me Cheikh Tidiane Mbodji, qui n’a pas caché sa satisfaction. «C’est une très bonne décision qui a permis à tout le monde d’être libres aujourd’hui. Le droit a été dit. Il faut le reconnaître. Nous, avocats, n’avons pas parlé de politique devant le Tribunal. Nous avons plaidé en faits et en droit, mais aussi l’apaisement. Et le Tribunal nous a suivis par rapport à nos clients», a dit l’avocat de la défense. Joignant sa voix à celle de Me Mbodji, le maire de la commune ouest, Alioune Sow, a déclaré : «Certains de nos jeunes frères, parce que rien ne nous dit qu’ils sont des militants de partis politiques, ont été purement et simplement relaxés. D’autres ont été condamnés sur la base de faits, lesquels faits ne peuvent être niés. Nous sommes des légalistes et savons que les juges se sont basés sur des faits, même s’il y a un soubassement politique. Ce qui s’est passé au Tribunal, au vu et au su de tout le monde, c’est que le droit a été dit. On aurait pu dire le contraire si au niveau du Parquet on avait vu une certaine coloration ou un comportement visant à accuser les jeunes pour les condamner, mais ce n’est pas le cas.»
Ainsi, des 8 jeunes de l’opposition poursuivis pour rassemblement illicite sur la voie publique, destruction de biens appartenant à autrui, actes de vandalisme, participation à une manifestation non autorisée, troubles à l’ordre public, 6 ont été tous relaxés. Amadou Mansour Mbaye, étudiant à la tête d’un mouvement de sympathisants du parti Rewmi, et Thierno François Camara ont écopé d’une peine de trois mois de prison assortie du sursis. Tandis que les 4 autres, Cheikh Touré, Amadou Makhtar Thiam, élève en classe de Terminale, Mor Fall, commerçant, et Abdoulaye Niang, tailleur de métier, ont été purement et simplement relaxés.
nfniang@lequotidien.sn

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