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Le secteur du transport cyclomoteur sera bientôt formel, a assuré hier l’administrateur de la société immobilière sénégalo-italienne Diarra Sarl, Mamadou Clédor Fall. C’était à l’occasion d’une signature de convention de partenariat entre sa société et la Fédération nationale des conducteurs de motos Jakarta.

Pour formaliser le secteur du transport cyclomoteur, la  société immobilière sénégalo-italienne Diarra Sarl et la Fédération nationale des conducteurs de motos Jakarta viennent de signer une convention de partenariat. Elle tournera essentiellement autour de l’aspect sécuritaire, mais également sur  l’habitat, explique Mamadou Clédor Fall, administrateur de la société Diarra Sarl. Il soutient que le constat à Thiès, comme partout ailleurs dans les 13 autres régions du Sénégal où ce type de transport existe, est que «chaque jour on arrête les motos Jakarta pour des problèmes de sécurité». Notamment, indique-t-il, le port de casque et l’assurance, mais également le problème d’identification des motos Jakarta. Laquelle situation, poursuit-il, lui a donné l’idée d’aider la Fédération nationale des conducteurs de motos Jakarta à se formaliser. «Toutes raisons qui fondent mon engagement avec eux à travers un partenariat gagnant-gagnant.» Et ce partenariat, poursuit-il, tournera autour de la formation des conducteurs de motos sur le Code de la route, mais aussi sur le port de casque de sécurité. Egalement, «nous avons prévu d’identifier toutes les motos qui circulent, les assurer et les immatriculer». Et M. Fall de poursuivre pour dire, «nous allons normaliser le secteur parce que conduire une moto est un métier noble. D’autant qu’ils gagnent leur vie à la sueur de leur front. Nous ne voulons plus voir un conducteur de moto au Sénégal conduire sans permis, ni casque ou assurance». Au-delà de l’aspect sécuritaire, la société immobilière Diarra Sarl va aider les conducteurs de motos à avoir accès à un toit à travers le projet «Un conducteur de moto Jakarta, une maison». «C’est un projet en cours et cela va concerner toutes les 13 autres régions du Sénégal où ce type de transport existe.» Un programme salué par la Fédération nationale des conducteurs de moto de Jakarta, car pour elle, le secteur mérite d’être organisé. «Si une moto est immatriculée et assurée, mais également qu’un conducteur de moto bénéficie d’un permis de conduire et porte un casque de sécurité, nous ne pouvons que saluer l’initiative», estime Assane Djigual, chargé de la communication de la Fédé­ration. Au-delà, le conducteur de moto de demander l’accompagnement des Forces de l’ordre et de sécurité, car à son avis, «on ne peut pas dire aux conducteurs de motos portez des casques et identifiez vos motos sans pour autant un suivi. C’est à ce problème là que nous sommes confrontés». Aussi demandera-t-il aux autorités locales ainsi que celles en charge de la sécurité de la ville de Thiès de les aider dans ce sens en arrêtant tout conducteur de moto qui ne respecte pas la réglementation. «Si c’est fait, en moins d’une semaine on ne verra plus un conducteur circuler sans ces préalables.»
nfniang@lequotidien.sn