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Après le lancement officiel de la modernisation de l’administration et de la gouvernance des titres de transport routier à Dakar, le projet Capp karangué a été lancé dans la Cité du Rail par le directeur des Transports routiers, Cheikh Oumar Gaye.

L’opération de remplacement des permis de conduire en titres biométriques sécurisés a été lancée à Thiès. Ce projet dénommé Capp karangué entre dans le cadre de la modernisation et de la dématérialisation des titres administratifs au niveau du ministère des Infrastructures, du transport terrestre et du désenclavement. Le directeur général des Transports routiers, Cheikh Oumar Gaye, qui a lancé les opérations, pense que «Thiès apprendra des erreurs de Dakar pour satisfaire les requérants dans les meilleures conditions». Selon lui, «l’ouverture de 5 postes d’enrôlement à Thiès pour permettre à cinq personnes de passer simultanément, et ce à raison de 300 enregistrements par jour au niveau du bureau régional des Transports routiers, va permettre aux Thiessois de changer leurs titres dans de meilleures conditions, mais surtout sans quitter la ville». Cette étape se fera avec moins de difficultés, à en croire M. Gaye, car «nous avons appris des erreurs de Dakar». Ce, d’autant que «la Capitale du Rail a anticipé par des pré-listes et des rendez-vous pour bien gérer ces opérations et enrôler les intéressés entre 10 et 15mn, même si cela peut, par moments, dépasser ce timing à cause de la vérification de l’authenticité des documents présentés avant l’enrôlement». En effet, explique-t-il, «à Dakar, le remplacement des nouveaux documents de transport nous a permis de détecter beaucoup de faux permis parce que certains restaient chez eux et proposaient leurs services aux citoyens monnayant la somme de 150 mille F Cfa pour avoir le document. Ces derniers leur ramènent souvent de faux permis qui ne sont pas répertoriés dans nos bases de données. Il existe à Dakar plusieurs coins ou des faux papiers sont confectionnés». Et de signaler que ces faussaires risquent la prison parce dit-il «la loi est très claire là-dessus. Tout ce que le Code pénal prévoit sera rigoureusement appliqué». Cheikh Oumar Gaye insiste donc sur «l’importance de redoubler de vigilance». Toutefois, il rassure que contrairement aux anciens permis qui étaient imprimés sur papier et que des gens pouvaient falsifier, les nouveaux documents ne peuvent pas être copiés. Sauf si, indique-t-il, les faussaires consentent à investir 10 milliards pour acheter la machine qui les confectionne, non sans relever que leur gain n’en vaudra pas la peine. «Il s’agit d’une technologie de dernière génération que peu de pays, y compris des pays développés, ont déjà mise en œuvre», avance-t-il.
En revenant sur le projet Capp karangué qu’il juge «innovant», le directeur des Transports routiers fera savoir que «l’autonomisation des fichiers sera une réalité en plus d’une standardisation de ce nouveau permis qui sera aux normes internationales». Il signale qu’un «point d’honneur» sera fait sur le «côté sécuritaire» et renseigne que «les opérations se font de manière personnelle», et que «personne ne saurait les faire pour une tierce personne, car on effectuera une digitalisation des dix doigts en plus d’autres identifications pour le dépôt». Aussi, «le retrait se fera également avec cette même vigilance, par l’empreinte du pouce du requérant». Au final, «la transition se fera en toute sécurité».
nfniang@lequotidien.sn

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