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Le Cadre unitaire des syndicats des travailleurs de Dakar-Bamako ferroviaire (Dbf) va déposer un préavis de grève à l’Inspection du travail pour dénoncer «la situation extrêmement difficile» de la boîte depuis la fin de la phase transitoire.Le Cadre unitaire des syndicats des travailleurs de Dakar-Bamako ferroviaire (Dbf) va déposer un préavis de grève à l’Inspection du travail pour dénoncer «la situation extrêmement difficile» de la boîte depuis la fin de la phase transitoire.

Le Cadre unitaire des syndicats des travailleurs de Dakar-Bamako ferroviaire était en Assemblée générale pour dénoncer la situation jugée «catastrophique» de leur boîte. Un mouvement d’humeur qui marque ainsi le  démarrage du plan d’actions que déroule ce cadre unitaire face aux nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés. Lequel plan, aussi long que le linéaire du chemin de fer Dakar-Bamako distant de 1 200 km, fait suite à l’épuisement de toutes les démarches entreprises auprès des autorités étatiques. Pour mieux se faire entendre, ils ont pris hier, à l’issue de leur Assemblée générale, une série de mesures pour faire face à l’Etat du Sénégal. Des mesures allant du dépôt d’un préavis de grève dès la semaine prochaine en passant par l’organisation de marches et une visite auprès des chefs religieux. «Nous allons mettre tous les secrétaires généraux des différents syndicats du pays au parfum de notre démarche afin qu’ensemble nous puissions porter le combat de la relance de Dakar-Bamako ferroviaire», annonce Mambaye Tounkara, secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de Dbf (Sut Rail), qui indique que «l’Etat doit veiller à ce que le projet de relance de Dbf ne soit pas vain». Et pour cela, les cheminots demandent à rencontrer le chef de l’Etat : «Nous ne voulons plus d’intermédiaire entre les cheminots et le Président Macky Sall. Et d’ailleurs, nous nous posons la question de savoir est-ce que le Président Sall est informé de notre situation. Au moment où on nous parle d’un projet de train à grande écartement entre Dakar-Tambacounda, mais également d’un Train express régional (Ter), il faut d’abord qu’on règle en urgence la situation de Dbf. Les travailleurs sont dans une situation catastrophique», fustige le syndicaliste. Qui fera toutefois remarquer que l’Etat a déjà consenti des efforts pour les accompagner dans la phase transitoire, en payant les salaires. Il note ensuite que «ce qui est dommage, c’est que dans le cadre du décaissement des montants, il y a eu des problèmes. Jusqu’à présent, nous avons un réel problème de prise en charge au niveau des hôpitaux. Il y a également les salaires des retraités à prendre en charge. Voilà autant de problèmes dont l’Etat du Sénégal peine à trouver solutions». Aussi ont-ils dénoncé l’inexistence d’un cadre juridique de l’entreprise. «Une fois à l’Hémicycle, le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne a dit qu’on ne sait pas ce que c’est Dbf. C’est une entreprise qui n’a pas un cadre juridique. Nous avons pensé qu’en reprenant Transrail, les Etats du Sénégal et du Mali devaient mettre en place une entreprise forte, avec un investissement conséquent. Malheureusement, jusqu’à nos jours, rien n’est fait», se désole le cheminot. A sa suite, le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs du rail (Satrail), Mame Demba Diakhaté, demande à l’Etat de réagir, car «la société tend vers la fermeture. Elle commence à recevoir des perfusions. Elle va directement vers l’arrêt si l’Etat ne se saisit pas de cette question, et de manière assez rapide. Nous vivons une situation délicate. Si dans trois mois rien n’est fait, on va vers l’arrêt».
nfniang@lequotidien.sn

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