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A l’initiative du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), le forum sur l’audit foncier de la zone des Niayes, organisé à Ngaye Mékhé, a servi de cadre pour le Secrétaire général de ladite organisation de plaider pour la sauvegarde de la zone des Niayes menacée par la spéculation foncière.

«Malgré son importance incontestée dans l’atteinte de la sécurité alimentaire, la préservation de la vocation agricole des Niayes est aujourd’hui gravement menacée par les spéculations foncières liées à l’urbanisation galopante et à l’exploitation minière.» L’avis est du Secrétaire général du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), Amadou Moctar Mbodj. C’était au cours de la cérémonie d’ouverture du forum sur l’audit foncier de la zone des Niayes organisé à Ngaye Mékhé. Face à une telle situation dont «les conséquences seraient désastreuses pour le pays, il est urgent que des mesures de sauvegarde soient prises», indique M.Mbodj qui fera remarquer qu’une telle démarche devrait «booster le potentiel des exploitations familiales. Egalement d’impulser le développement agricole et sortir les populations de la pauvreté et d’assurer une croissance économique durable pour notre pays». Aussi et de recommander aux pouvoirs publics, de prendre des mesures d’urgence pour la sauvegarde de la zone des Niayes dont les activités maraîchères se trouvent être menacées par la spéculation foncière et l’exploitation minière. En effet, explique-t-il, «la zone des Niayes est connue pour son potentiel agricole énorme expliqué par plusieurs facteurs. Elle couvre quatre régions administratives à savoir Dakar, Thiès, Louga et Saint-Louis, et est caractérisée par la fertilité du sol et la présence toute l’année d’un climat doux et favorable au développement de cultures maraîchères. Une activité pratiquée en toute saison dans cette partie du Sénégal. Ce qui fait que les Niayes approvisionnent les principaux marchés de Dakar et de l’intérieur du pays. Des produits qui sont également exportés vers les pays de la sous-région et de l’Europe». Aussi, renseigne le Sg du Cncr, Amadou Moctar Mbodj, «les Niayes présentent les conditions idéales qui ont permis le développement fulgurant de l’aviculture et l’atteinte au Sénégal de l’autosuffisance en produits avicoles». Une zone, également, qui abrite, selon lui, d’importantes aires de débarquement notamment Kayar, Lompoul, Fass Boye… Pour dire, selon lui, toute l’importance de protéger davantage cette zone horticole. Présidant la cérémonie, le conseiller technique du Premier ministre, Abdou Rahmane Niang, indique que l’importance de la préservation et de la sécurisation de la zone des Niayes n’est plus à démontrer : «Il y va même de notre survie sur le plan alimentaire.» Et pour lui, dans la politique actuelle de l’Etat, rien ne se fera sans une approche inclusive. «L’Etat ne ménagera aucun effort pour impliquer les populations dans le cadre de certains contrats qui impactent directement leur vécu», a-t-il promis. Pour leur part, les producteurs, horticoles, avicoles et halieutiques de la zone des Niayes, qui ont pris part à la rencontre, ont formulé des recommandations, aux pouvoirs publics, afin de préserver «le poumon vert du Sénégal» contre les spéculations foncières, immobilières, minières et pastorales. Lesquelles spéculations, selon les producteurs, ont des conséquences désastreuses sur l’autosuffisance et la sécurité alimentaire de notre pays.
nfniang@leqotidien.sn

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