PARTAGER

Les statistiques de la transmission du Vih/Sida ont montré que Pékesse est une zone à risques, a indiqué hier Mme Nar Badiane Sagna, directrice du Centre départemental d’assistance et de formation pour la femme (Cedaf) de Tivaouane, en marge de la clôture de la Semaine nationale Femme-Sida.

Située à un carrefour, Pé­kesse est le trait d’union entre Thiès et Diourbel. Une situation stratégique qui l’expose aux risques de contamination au Vih/Sida. Face à cette situation, le Centre départemental d’assistance et de formation pour la femme (Cedaf) de Tivaouane a décidé d’organiser une campagne de dépistage volontaire au Vih dans le cadre de la Semaine nationale Fem­me-Sida, close hier, pour anéan­tir les risques de transmission de l’épidémie. «Pé­kesse est une zone frontalière. En plus de cela, il y a un louma ou marché hebdomadaire chaque jeudi», explique Mme Nar Badiane Sagna, directrice du Cedaf. Ne s’épanchant pas trop sur la situation épidémique du Vih au niveau de la commune, Mme Sagna révèle toutefois que «les statistiques ont montré que c’est une zone à risques. C’est pourquoi les techniciens de la santé nous ont orientés vers la cible jeune de cette commune» ; d’où le choix, selon elle, du lycée de Pékesse pour sensibiliser et conscientiser les jeunes écoliers, mais également les femmes en âge de procréer sur ce problème de santé. «Les femmes, les filles et les garçons sont les couches les plus vulnérables. C’est pourquoi nos actions sont plus orientées vers eux pour changer en réalité leur comportement parce que le Sida est une maladie comme toutes les autres. Il ne faut pas la négliger. L’essentiel c’est d’avoir un comportement responsable.» Sur le thème «Mobi­lisons-nous pour une réduction de la vulnérabilité des femmes et filles au Vih et pour zéro nouvelle infection chez les enfants», la Semaine nationale Femme-Sida, à l’initiative du ministre de la Femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants, a été saluée à sa juste valeur par le proviseur du lycée de Pékesse. Selon Papa Oumar Diallo, «elle nous a permis de sensibiliser une couche extrêmement vulnérable. Nos apprenants peuvent constituer aussi des relais au sein des populations pour davantage les informer sur l’importance de mener des actions de lutte contre cette maladie qui est toujours présente dans le pays». Il ajoute : «A Pékesse, il y a un marché hebdomadaire. Donc la cible ce n’est pas exactement les élèves, mais c’est pour qu’ils puissent véhiculer le message au niveau de la communauté.»
Pendant la Semaine nationale Femme-Sida, démarrée depuis le 9 décembre et bouclée hier à Pékesse, des sessions de plaidoyer, des causeries et des sensibilisations, des campagnes de dépistage volontaire au Vih et des dons de sang… ont été organisés sur tout le département de Tivaouane.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here