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Le ministre Mansour Faye, responsable du Promovilles.

Les travaux du Programme de modernisation des villes (Promovilles), mis en œuvre par le gouvernement pour améliorer le cadre de vie des populations urbaines, ont accusé un retard et ne seront pas terminés à date échue. En visite pour s’enquérir de l’état d’avancement des réalisations, le responsable technique de ce programme, Mme Aïssatou Ndoye Ndiaye, rassure que ces travaux seront livrés en novembre 2019.

Le Programme de modernisation des villes (Promovilles) entamé à Thiès en 2016, d’un coût global de 10,4 milliards de F Cfa sur une linaire de 15 km, mis en œuvre par le gouvernement pour améliorer le cadre de vie des populations urbaines, se poursuit. La visite hier du responsable technique dudit programme, Mme Aïssatou Ndoye Ndiaye, au niveau des chantiers des axes routiers Randoulène-Som, Hôpital régional-Keur Dago, Cité Lamy, Diakhao et route de connexion de Ablaye Yakhine, pour faire le point sur l’état d’avancement physique et financier des travaux, a permis de constater qu’ils ont un taux d’exécution de 65%. Mais, rassure-t-elle, «les travaux vont être bouclés d’ici la fin de novembre prochain. L’année dernière, nous étions à 15% ; donc 65% cette année, c’est acceptable comme avancement». Mme Ndiaye est revenue sur l’objectif du programme qui vise «à améliorer les conditions de vie des populations, mais aussi à favoriser l’implication des acteurs locaux dans le développement économique et social». A ce titre, indique le responsable technique du Promovilles, «le programme a mis en place trois composantes». Il s’agit, explique-t-elle, du développement des infrastructures routières qui prend en compte la voirie, l’assainissement, l’éclairage public… La deuxième composante concerne l’aménagement connexe lié surtout à la construction d’écoles, de renforcement de salles de classe, de blocs sanitaires. «Dans cette composante, il y a également des mesures connexes. C’est tout ce qui est renforcement de capacités, notamment la formation des jeunes aux métiers du Btp. Et nous avons prévu dans ce cadre de former 1 500 jeunes. Et pour la commune de Thiès, on a formé 140 jeunes dans les métiers du Btp», dit-elle. La troisième et dernière composante appuie les collectivités locales en les dotant d’équipements. «Il y a un véhicule pour la logistique, mais aussi le matériel informatique. En plus de cela, il y a la formation en gestion de base de données, la formation en planification, mais aussi en passation de marchés», poursuit-elle. Le tout est estimé à 280 milliards de F Cfa. «Nous avons engagé une première phase pilote à hauteur de 74 milliards de F Cfa. La phase deux s’élève à 89 milliards et financée par l’Etat du Sénégal et la Banque africaine de développement (Bad). Et celle que nous venons de démarrer est financée par l’Etat du Sénégal et la Banque islamique de développement (Bid) et s’élève à 84 milliards F Cfa», détaille Mme Ndoye.
Interpellée sur les craintes des populations par rapport à l’hivernage et les travaux du Promovilles qui tardent à évoluer, notamment au quartier Amitié Sofraco ex Mbour 3 et Diakhao, Mme Aïssatou Ndoye Ndiaye rassure : «Le risque par rapport à l’hivernage c’est peut-être l’assainissement. Et pour ce volet, des dispositions sont en train d’être prises pour faire en sorte que les ouvrages qu’on a construits puissent être fonctionnels avant l’installation de l’hivernage.» Mor Talla Mbengue, chargé de projet Promovilles dans la zone centre, qui couvre les villes de Thiès, Mbour, Diourbel et Kaolack, a pour sa part insisté sur les mesures prises par le projet pour éviter les accidents mortels notés dans les axes déjà livrés. «Des ralentisseurs sont prévus sur tous les axes à réaliser. Et d’ici peu, on va commencer la construction de ces ralentisseurs sur les axes déjà terminés pour pouvoir protéger les populations des dangers de la route», promet M. Mbengue.
nfniang@lequotidien.sn

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