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124 candidats du lycée Amary Ndack Seck de Thiès ont été exclus de la présente session du Baccalauréat général qui a démarré hier sur toute l’étendue du territoire. Ils sont accusés de port et usage de téléphone portable

L’application à la lettre des directives de l’Office du Bac dans le déroulement des épreuves n’a souffert d’aucun manquement à Thiès. Pour preuve : 124 candidats du lycée Amary Ndack Seck ont été exclus du Baccalauréat général qui a démarré hier pour port et usage de téléphone portable. Un incident qui a anéanti l’espoir de ces candidats qui fustigent que trois d’entre eux ont été pourtant autorisés à poursuivre les épreuves. «Nous avons été ajournés direct parce que nous avions nos téléphones, mais ils étaient éteints. Nous étions avertis c’est vrai, mais il fallait dans la mesure sanctionner tout le monde parce que trois d’entre nous ont poursuivi les épreuves sans pour autant être inquiétés. Nous ne savons pas dans quelles conditions ils ont bénéficié de ce privilège, mais nous disons que c’est une grande injustice.» Pour l’heure, «la procédure va se poursuivre au niveau de l’Office du baccalauréat. Et déjà, il a fait un rapport sur tous les candidats concernés par cette mesure. Leurs dossiers seront ensuite introduits dans le circuit du conseil de discipline de l’Université Cheikh Anta Diop».
Auparavant, le gouverneur de région, Amadou Sy, a visité dans le cadre de sa traditionnelle tournée, en compagnie de l’inspecteur d’académie de Thiès Papa Baba Diassé, certains centres d’examen. Du lycée El Hadji Malick Sy au Cem Mamadou Diaw, en passant par le lycée d’excellence privé Cheikh Hamidou Kane et le Cours privé Sapecs qui accueille les candidats franco-arabes, l’autorité administrative rassure que «toutes les mesures sécuritaires ont été renforcées». Une visite qui a permis aussi de constater le bon déroulement des épreuves à Thiès, où plus de 25 mille candidats sont inscrits dans 64 centres principaux, avec 81 jurys. Les filles, représentant environ 52% de l’effectif. Selon l’inspecteur d’académie de Thiès, «l’examen se déroule correctement dans tous les centres visités. Toutes les recommandations de l’Office du bac sont mises en œuvre dans tous les centres, notamment l’utilisation du portable». Un climat assez illustrateur du spectre des 120 candidats expulsés lors de l’épreuve anticipée de philosophie pour «port et usage du téléphone portable» qui a plané dans l’organisation avec des mesures sécuritaires fortement renforcées. Le président de l’Association des parents d’élèves de Thiès, Massar Diop, qui s’est réjoui du fait que «les épreuves du Bac général aient démarré sous haute surveillance, se soient déroulées normalement dans l’ensemble», a rappelé les candidats à l’ordre, insistant sur la nécessité d’apprendre à «nos enfants à respecter les règles édictées par l’autorité». Pour leur part, nombre de syndicalistes ayant pris part à la tournée ont salué «les énormes efforts consentis par les enseignants après la reprise des cours». Abdoulaye Aw, membre du G6 à Thiès, de remarquer que «cette année, véritablement, toutes les dispositions sont prises par les enseignants pour que les épreuves se déroulent dans les meilleures conditions. Nous avons eu à constater que dans les établissements les enseignants ont eu à rattraper le temps perdu».
Lors de cette visite de terrain, le gouverneur a eu à plaider la cause des 14 candidats non-voyants de l’Institut national de l’éducation et de la formation des jeunes aveugles de Thiès (Inefja) qui composent au centre du lycée El Hadji Malick Sy dans des conditions «spécifiques», avec notamment la «transcription des épreuves en braille». Il a constaté que «tout se passe très bien pour ces candidats qui sont dans des conditions un peu particulières» et souhaité «plus d’attention pour cet établissement spécial qu’est l’Inefja».
nfniang@lequotidien.sn

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