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Les violences électorales notées ces derniers jours dans la commune de Thiès ont mis la coalition Idy2019 dans tous ses états. Face à la presse hier, elle a indexé les responsables de la coalition Benno bokk yaakaar (Bby). «Ils ont recruté des milices armées jusqu’aux dents pour s’attaquer aux militants de Rewmi. Ils ont attaqué le domicile d’un des fidèles militants de notre leader, le comédien Sanokho Ngom, qui milite au quartier Cité Lamy. Ils ont commencé par des jets de pierres, avant de commettre l’irréparable, en lançant des grenades lacrymogènes à l’intérieur de la maison, faisant ainsi plusieurs blessés et des dégâts matériels», raconte le maire de Thiès-Est. Pape Bassirou Diop ajoute qu’une de ces grenades a failli toucher la maman d’un de leurs camarades dans sa chambre à coucher. «Elle a failli y rester. C’est un acte criminel», s’indigne-t-il.
Ancien militaire, le leader de l’Alliance des patriotiques diambar pour la République (Apdr) de renchérir : «Dans l’Armée, personne n’a le droit de tenir une grenade sans une autorisation. Cela veut dire qu’au Sénégal nous avons un problème d’autorité. Un responsable politique ne peut pas détenir par-devers lui des grenades lacrymogènes. Et nous demandons aux autorités policières, militaires et de la justice de nous dire où les responsables apéristes se sont procurés ces armes lourdes», a dit Abdoulaye Fall «Mao». Il invite le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, comme il l’a fait avec les éléments de la sécurité du candidat El Hadj Issa Sall, à «venir désarmer les milices des responsables de Bby». Pour l’heure, une enquête a été ouverte après une plainte déposée au Commissariat central de Thiès.
nfniang@lequotidien.sn

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