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Le blocage du projet de loi portant statut du daara inquiète la Fédération nationale des associations d’écoles coraniques du Sénégal. A l’étape de Thiès, pour sa tournée nationale de consultations médicales gratuites des «Ndongo-daaras», le président de la fédération, Moustapha Lô, a demandé aux autorités de diligenter le dossier.

Le vote du projet portant statut du daara à l’Assemblée nationale est une forte demande de la Fédération nationale des associations d’écoles coraniques du Sénégal. En effet, ce projet de loi historique s’inscrit dans le cadre d’un processus de réglementation des daaras en tant que structures éducatives reconnues à l’instar des écoles privées par un ensemble de textes juridiques. Une réglementation qui constitue un préalable incontournable pour une prise en charge des daaras dans le système éducatif national. Ce projet, selon Moustapha Lô, a été «élaboré pour réglementer les daaras parce qu’ils sont informels». A la faveur d’un point de presse, à l’étape de Thiès dans le cadre d’une tournée nationale couplée à la journée de consultations médicales gratuites des «Ndongo-daaras» de Thiès, le président de la Fédération nationale des associations d’écoles coraniques du Sénégal indique : «On a travaillé pendant trois ans avec le ministre de l’Education de l’époque, Serigne Mbaye Thiam, par l’intermédiaire de l’Inspection des daaras. Nous avons fait des séminaires à Saly avec lui pour trouver un accord sur tous les points. Ensuite nous l’avons soumis à l’ancien Premier ministre qui nous a reçus devant le ministre de l’Education nationale. On a lu le projet devant lui, article par article. Et les Serigne-daaras, les associations islamiques, les chefs religieux…nous sommes tous tombés d’accord. Nous avons trouvé un consensus parce que ce projet est bien pour les daaras.» Pour signaler qu’il «ne reste que le vote au niveau de l’Assemblée nationale». Une étape qui tarde à être effective, selon Oustaz Lô, qui «ignore» les motifs du retard noté dans «la finalisation de l’accord». Ainsi il a sollicité «l’appui du président de la République pour que le projet de loi soit voté par les députés afin que les daaras puissent avoir une existence juridique».
Revenant sur la journée de consultations médicales gratuites des «Ndongo-daaras, Seri­gne-daaras et Ndayou-daaras» du département de Thiès, organisée par la Fédération nationale des associations d’écoles coraniques du Sénégal en partenariat avec la Fondation islamique Fahd Ben Abdel Aziz, Moustapha Lô estime que «plus de 500 talibés» seront diagnostiqués par les neuf spécialités mobilisées au cours de cette journée. «Nous sommes à Thiès après les étapes de Mbour et Tivaouane. C’est une initiative de la fédération pour soutenir les daaras en matière de santé parce qu’avant d’apprendre il faut d’abord avoir la santé.» Il ajoute : «La Fon­dation Sonatel nous a appuyés à consulter les talibés des régions de Sédhiou, Kédou­gou, Fatick et Dakar. Et la Fondation islamique Fahd Ben Abdel Aziz a complètement assuré le financement de l’ensemble des autres départements du Séné­gal.» Aussi l’occasion a été saisie par Oustaz Moustapha Lô pour demander plus «d’appui et d’accompagnement» des Seri­gne-daaras, qui «utilisent leurs maigres moyens pour prendre en charge les enfants talibés mala­des».

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