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Depuis un certain temps, vous avez constaté une certaine crise au niveau de l’institution municipale de la ville de Thiès. Plus d’un an que cela dure, de par ma position dans le dispositif de l’institution, et par esprit républicain, je ne me suis jamais prononcé publiquement sur le sujet. Aujourd’hui, par obligation et par respect à vous Thiessois, je me propose de poser les faits pour vous permettre d’avoir les éléments et apprécier objectivement la situation.

De quoi s’est-il agi ?
En fin 2016, le conseil de ville de Thiès, comme à chaque fin d’exercice, doit examiner et apprécier le compte administratif. Seulement, examiner le compte administratif ne signifie pas donner blanc-seing au maire. Et pour cause, il faut rappeler que l’institution municipale est composée de deux organes : le conseil et le maire. Et chacun des deux organes a un rôle bien déterminé que lui confère la loi.
Le conseil vote les délibérations et contrôle en fin d’exercice si elles ont été bien exécutées par le maire en rapport avec les moyens qui sont mis à sa disposition par le même conseil. Le maire exécute les délibérations et par conséquent le budget. En fin d’exercice, il doit rendre compte au conseil à travers le compte administratif. Si le maire parvient à convaincre le conseil de la bonne tenue des finances de la Ville, il vote le compte administratif. Dans le cas contraire, il le rejette. Dès lors, il revient au maire de se donner tous les moyens nécessaires pour convaincre le conseil. Ces moyens peuvent être de trois ordres :
La confiance du conseil : dans ce cas, le problème ne se pose pas entre le conseil et le maire,
Les pièces justificatives : dans ce cas également, le maire a apporté les preuves de ses allégations,
Le compte de gestion : dans ce cas, le maire a apporté au conseil un élément solide d’appréciation.
Alors en 2016, la confiance étant rompue du fait des relations troubles entre le maire et le conseil, ne disposant pas des pièces justificatives, le conseil qui a en charge le contrôle des finances des Thiessois a tout simplement demandé à avoir le compte de gestion 2015 pour pouvoir apprécier les éléments contenus dans le compte administratif 2015 avant de le voter. Ce qui n’est pas trop demander si l’on sait qu’à pareil époque, compte tenu des exigences du nouveau Code des collectivités locales, le compte de gestion est déjà confectionné par le comptable public.
Le maire n’a pas suivi le conseil dans sa requête et a demandé à suspendre la séance. Selon le Code, le conseil devait être convoqué trois jours plus tard. Ce qui n’a pas été fait. Le conseil, suivant la procédure, a demandé la tenue d’une Assemblée extraordinaire sur la question, la demande n’a pas été acceptée par le maire. Après le trente et un (31) mars et comme le veut la loi, le représentant de l’Etat, en l’occurrence le préfet, a réglé le budget 2017 et l’a rendu exécutoire. Les choses en sont restées là jusqu’à la fin de l’exercice 2017. Suite logique, les relations entre le maire et le conseil sont devenues plus tendues. Dans l’exercice de son rôle de contrôle des finances de la ville dévolu par la loi, le conseil exige des éléments d’éclairage très solides avant de voter le compte administratif 2016, mais aussi 2017 relatif à un budget dont il n’a jamais eu connaissance. A charge maintenant au maire d’apporter les éléments de réponses nécessaires et les choses poursuivent leur cours normal. A l’ère de la bonne gouvernance, ce n’est pas également trop demander.
J’y ajoute mes chers concitoyens que cette prétendue querelle entre l’Etat et la Ville de Thiès n’est pas un débat puisque le maire Idrissa Seck, assisté de son premier adjoint et du conseil, a exécuté sous Wade, un programme de quatre milliards malgré des relations plus que tendues.
Ce programme a donné les bâtiments avec équipements et mobiliers des sièges des trois communes (Est, Ouest et Nord), les routes avec trois composantes (routes, électricité, conduction des eaux de ruissellement) passant par les quartiers Médina Fall, Keur Ablaye Yakhine, Mbambara, Parcelles Assainies). Ce programme a également donné l’électrification des an­ciens villages rattachés, au­jourd’hui quartiers à part entière de la ville de Thiès, l’extension en eau sur plusieurs kilomètres.
Vive Thiès !
Oumar Ngalla CISS
Conseiller Ville de Thiès

1 COMMENTAIRE

  1. Oumar Ngalla CISS ton jeu d’esprit est nul. Bayil sa xel mi ngay fowé.I tous les maires étaient comme Monsieur Talla SYLLA le Sénégal serait meilleur.

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