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Selon l’Unicef, chaque jour, plus de 175 mille enfants se connectent pour la première fois sur internet, soit un enfant toutes les 2 secondes. Hier, un atelier de validation du Plan d’action national sur la protection des enfants sur internet a réuni différents acteurs.

C’est une lapalissade de le dire : internet est un danger pour les enfants. Ils sont exposés au quotidien à travers des photos et vidéos postées par des adultes sur les réseaux sociaux. L’image de la petite fille, qui avait l’insulte à la bouche, en est une parfaite illustration. Alors l’Etat ne compte pas rester spectateur face à ce phénomène, qui devient de plus en plus récurrent et inquiétant pour l’éducation des potaches. C’est ainsi qu’il s’est fixé comme objectif la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel apte à garantir la protection des enfants en ligne. Et le résultat attendu sur ce point, c’est l’engagement national de haut niveau pour la prévention et les réponses à l’égard de l’exposition des enfants en ligne. Pour le cas des victimes du net, le but recherché par les pouvoirs publics est le renforcement des services de prévention et de prise en charge des enfants victimes de violences, d’abus et d’exploitation en ligne. Ceci pour permettre une meilleure prise en charge dans ce domaine.
Hier, un atelier de validation du Plan d’action national sur la protection des enfants sur internet a réuni à la maison de la presse, pouvoirs publics, Société civile, organisation des enseignants, celles des parents d’élèves, les organisations internationales comme Unicef et les régulateurs (télécoms, médias, données personnelles). Le ministre de la Com­munication, des télécommunications, des postes et de l’économie numérique, Abdoulaye Bibi Baldé, a été représenté par son directeur de Cabinet, Souleymane Diallo. Pour la lutte contre ce fléau, les parents seront mis à contribution en les sensibilisant à prendre conscience de leurs rôles et responsabilités dans la protection des enfants contre les effets négatifs du net. L’autre objectif contenu dans ce Plan d’action national concerne les acteurs des médias pour une meilleure prise en charge de la question dans le traitement et la diffusion des informations. «Les acteurs des médias sont suffisamment sensibilisés et formés pour une meilleure prise en charge des enfants en ligne», tel est le résultat attendu.
Par ailleurs, Laylee Moshiri, représentante de l’Unicef au Sénégal, a indiqué que «chaque jour, plus de 175 mille enfants se connectent pour la première fois sur internet, soit un nouvel enfant chaque deux secondes».Au cours de son intervention, elle est revenue sur le rapport 2017 de l’Orga­nisation des Nations Unies pour l’éducation et la science (Unesco), intitulé Les enfants dans un monde numérique. Elle dit : «Le rapport indique que les jeunes de 15 à 20 ans constituent la tranche d’âge la plus connectée.» Le rapport a constaté aussi que les enfants accèdent aux Techno­logies de l’information et de la communication (Tic) de plus en plus tôt. Mais aussi la connectivité numérique, avec les profils non protégés sur les médias sociaux ou les forums de jeux en ligne, a rendu les enfants plus accessibles. L’Unicef a listé les risques auxquels les mômes sont exposés : il y a entre autres, les violences sexuelles, la production et la consommation de contenus pédopornographiques.

msakine@lequotidien.sn

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