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Dr Malick Diop, Directeur général de l’Asepex.

Le secteur des technologies de l’information et de l’externalisation des processus métiers aura bientôt une stratégie export. Ce projet financé par les Pays Bas à hauteur de 8,5 milliards de francs Cfa a pour but de renforcer la capacité des structures d’appui comme l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex) et l’Organisation des professionnels des tics (Optic) en vue de renforcer la présence du secteur des Tics sur le marché international.

Bientôt le secteur des technologies de l’information et de l’externalisation des processus métiers au Sénégal va disposer d’une stratégie export «organisée» et «pragmatique». L’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), en collaboration avec l’Organi­sation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic) et en partenariat avec le royaume des Pays Bas qui a financé ce projet d’un coût de 8,5 milliards de francs Cfa, organise une concertation sectorielle. Pendant deux jours, les parties prenantes vont partager et réfléchir sur la stratégie qui sera mise en œuvre. «Comment élaborer une stratégie nationale de l’exportation des services informatiques et des services d’externalisation des processus métiers, c’est-à-dire le offshoring, comment sous-traitez certains types de travaux, comment les entreprises internationales confient leurs travaux aux entreprises sénégalaises qui sont ici dans le pays.» Autant de questions auxquelles il faut trouver des réponses. Et pour cela, les responsables du projet ont réuni tous les acteurs qui tournent autour du secteur pour échanger avec eux et réfléchir sur les contraintes, les attentes, afin de valider le diagnostic du secteur, les orientations stratégiques et d’élaborer un plan d’actions. L’objectif est de les aider à avoir «une meilleure présence sur le marché international», indique Diabel Ndaw, coordonnateur du projet Ntf Sénégal. Ce, en accompagnant les organismes d’appui comme l’Optic et l’Asepex pour les outiller davantage à ce qu’ils puissent offrir des services de qualité à leurs membres.

Accompagner le secteur des Tic
Le secteur des technologies de l’information et de l’externalisation des processus métiers au Sénégal a un réel potentiel d’exportation des services Tics et cela donne plus de raison à l’Etat d’accompagner ce secteur pour une meilleure présence sur l’international, soutient Malick Diop, directeur général de l’Asepex.
En plus de renforcer la présence sur le marché international, Abdoulaye Mbaye, président directeur de Neurotec et vice-président de l’Optic, plaide également pour une présence sur le marché national. Citant une étude de l’Usaid, il soutient que près de 70% de leurs services sont exportés vers le marché international. Ce qui lui fait dire que l’Optic n’a pas attendu ce projet pour conquérir le marché international. Par contre, leur organisation a des difficultés pour accéder au marché national, notamment à la commande publique. «On peut comprendre que certains projets nécessitent un financement extrêmement important du secteur privé et que l’Etat attende de ce secteur un appui financier et un engagement technique, mais nous sommes en train d’élaborer une stratégie pour pouvoir accéder à ce type de marchés», relève Abdoulaye Mbaye qui souligne toutefois que l’Etat aussi doit savoir que les compétences existent au Sénégal «parce que les entreprises qui viennent au Sénégal utilisent nos compétences et nous sommes en mesure de fournir les services demandés par nos autorités», rappelle-t-il. Aussi, ajoute le vice-président d’Optic, «si les entreprises étrangères sont très compétitives, c’est parce que leurs Etats les ont fortement soutenus dans leur pays où elles sont des champions avant de venir chez nous», note-t-il. A cet effet, il demande à l’Etat d’accepter et de créer des champions nationaux.
Tout de même, le Président directeur général de Neurotec reconnaît et qualifie ce projet de promoteur, car arriver à avoir un financement de 1,7 million dollars, soit 8,5 milliards de francs Cfa, c’est quand même quelque chose, avoue-t-il.
ndieng@lequotidien.sn

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