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La direction de Grande côte opérations (Gco) a procédé, en présence du préfet de Tivaouane, Makane Mbengue, et Serigne Pape Malick Sy Mansour, à la remise des clés du village de recasement des populations impactées par l’installation de l’usine d’exploitation de zircon. Sept villages ont été ainsi recasés sur la nouvelle cité dénommée «Médi­na­toul Mounawara» qui compte trente-cinq logements avec toutes les infrastructures communautaires requises com­me une mosquée, une école, une case de santé. Avec la politique d’accompagnement établie par la Gco pour permettre à la population déplacée d’être dans de bonnes conditions, il a été également construit un forage avec un château d’eau plus un réseau d’adduction d’eau, explique Ibrahima Diop, chef du Service réinstallation et rétablissement du cadre de vie à la Gco, qui estime que plus d’un milliard de francs Cfa a été déboursé par son entreprise pour le recasement de ces sept hameaux issus des villages de Foth et de Diogo. «Dans la vie d’une entreprise minière, il est normal qu’il y ait des déplacements des populations. Gco ne peut pas être exempte de cette règle minière. Raison pour laquelle nous avons entamé depuis 2011 la première phase de réinstallation de Gco. Cela a commencé par l’établissement du Plan d’action à la réinstallation (Par) qui a été rédigé avec les populations et l’ensemble des autorités administratives et communales, mais avec les organisations civiles pour pouvoir avoir le maximum de consensus possible.»
L’établissement de ce Par, poursuit M. Diop, qui a été ensuite validé par l’ensemble des circuits administratifs a déclenché le processus réel de réinstallation qui s’est déroulé sur deux phases. La première consiste au déplacement de cimetières. «Sur autorisation administrative et un consentement des populations, nous avons déplacé dans les règles de l’art 5 cimetières qui représentent environs 100 tombes. Une fois que nous avons terminé ce déplacement, nous avons entamé la deuxième phase». Il s’agit de la construction du village de recasement. Un village qui comprend 35 logements sociaux modernes avec tout le confort. Il cite : «Des toilettes, des cuisines, de l’eau courante et de kits solaires dans chaque maison avec le même standing des F3 jusqu’à F10. Le minimum de standing que nous avons construit, c’est une maison à trois chambres. C’est-à-dire un ménage qui avait une seule case ou une seule chambre se retrouve avec une maison à trois chambres et tout le confort dans le site de recasement.» A cela s’ajoutent «les infrastructures communautaires que nous avons construites, à savoir la mosquée, la case de santé, l’école et un réseau hydraulique avec un forage et un château d’eau. A partir de ce réseau, nous avons entamé le volet économique parce que les populations s’activent dans le maraîchage. Nous avons pris leurs terres, il va falloir avec leur consentement qu’on leur rende ces terres pour qu’elles puissent continuer à mener leurs activités économiques. Raison pour laquelle nous avons rendu des terres de remplacement avec des infrastructures modernes, à savoir des motopompes et des mini-forages pour les populations qui avaient perdu des terres au moment de leur déplacement».
Fort de cela, le préfet du département de Tivaouane, Makane Mbengue, de soutenir que la Gco entame ainsi «une étape importante dans sa montée en puissance. L’accélération de l’exploitation du zircon constitue un des 27 projets phare du Plan Sénégal émergent». Et l’autorité administrative de soutenir aussi que «la cérémonie d’aujourd’hui (Ndlr 🙂 traduit le caractère excellent des rapports entre l’entreprise Gco et les populations environnantes. Et je crois que c’est grâce à l’excellence de ces rapports que nous avons pu procéder dans le calme à la délocalisation de 7 ha­meaux». En effet, explique-t-il, «le besoin de la libération des emprises pour permettre une exploitation optimale de la ressource du zircon a nécessité la délocalisation des hameaux pour faciliter la progression de la drague».
Au-delà, Makane Mbengue a lancé un appel à l’entreprise minière pour la poursuite du partenariat entre elle et les populations riveraines avant d’inviter les bénéficiaires à veiller à l’entretien des maisons qui leur ont été octroyées, mais également à la préservation de l’environnement, de poursuivre les relations de bon voisinage avec l’entreprise minière. Il annonce dans la foulée qu’il est prévu un dispositif d’accompagnement pour faciliter les autres étapes de la réinstallation. Saluant «l’engagement de la Gco qui est très présente aux côtés des populations du département de Tivaouane, plus particulièrement de la zone de Diogo», le chef du village de Foth, Moussa Kâ, a demandé aux autorités de ladite entreprise de construire une piste de production pour les populations de la nouvelle cité pour leur permettre de mener à bien leurs activités agricoles.
nfniang@lequotidien.sn

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