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Petit à petit, Idrissa Seck rompt le silence. A Touba, lors du Magal, il n’avait pas souhaité parler politique. Mais hier, lors de sa visite à la famille Sy, en prélude au Gamou de Tivaouane, le leader de Rewmi, à la tête d’une forte délégation, s’est prononcé sur différents sujets d’actualité. D’abord sur les constatations du Comité des droits de l’Homme des Nations unies sur l’affaire Karim Wade, il estime qu’«une bonne administration de la justice aurait pu épargner le Sénégal de telles déconvenues dans la Communauté internationale». Ensuite, il souhaite que «les responsables du pays prennent des dispositions sur tous les contentieux en matière de manipulation de la justice pour écarter des candidats, en matière de gouvernance». Au-delà, le leader du parti Rewmi a sollicité les prières du khalife pour que «les échéances qui sont devant nous et qui sont déjà chargées d’un très grand nombre de sujets de controverse en matière de gouvernance, de sécurité, de protection de nos ressources naturelles, d’emploi, de santé, d’éducation, ne puissent pas générer des difficultés insurmontables et que des solutions y soient trouvées afin que la paix règne dans notre pays».
Auparavant le Khalife général des Tidianes a recommandé au président de Rewmi d’œuvrer pour la paix «dans les actes et paroles», car c’est un leader politique qui a «beaucoup de monde derrière lui qui l’écoute et l’accompagne».
nfniang@lequotidien.sn

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