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Les populations de Tivaouane Peulh rappellent à Boun Abdallah Dionne ses promesses par rapport aux expropriations auxquelles elles étaient exposées. Malgré les garanties du Premier ministre, disent-elles, les démolitions se poursuivent dans le cadre du prolongement de la Vdn.

Ils étaient sortis rassurés de leur audience de février avec le Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne. Eux ce sont  les membres du Collectif des impactés de Tivaouane Peulh qui rappellent au chef du gouvernement ses engagements pris six mois plus tôt. «Nous demandons à l’Etat de respecter ses engagements», a fait savoir Omar Diop, lors d’un rassemblement tenu mercredi pour alerter l’opinion. «On a été chez le Premier ministre pour dénoncer l’expropriation que subit notre commune. Après nous avoir écoutés, il avait pris des engagements séance tenante.  Il avait assuré qu’il n’était pas au courant que la Primature avait pris des terres dans la zone et qu’en tant que chef de la Primature, il allait retirer les terres pour les remettre aux populations», a rappelé M. Diop. «Il avait dit qu’il allait contacter les responsables de la Cse parce qu’il ne trouvait pas normal que ces derniers puissent venir prendre 44 hectares sur une zone déjà habitée. Il avait aussi dit que pour la Sipres, l’Etat avait pris un engagement pour que la partie qui va de la Vdn aux habitations qu’elle la laisse aux populations et qu’elle prenne la partie entre la Vdn et la mer», a  aussi déterré, entre autres, Omar Diop au nombre des assurances faites par le Pm. «Notre engagement d’arrêter toute construction sur le site a été respecté à la lettre mais rien de ce que le Premier ministre nous avait promis n’a été fait», a-t-il regretté, appelant le gouvernement à l’action pour régler définitivement la question du foncier dans la zone. Des problèmes consécutifs, selon les membres du collectif, à la réalisation de la bretelle de la Vdn. «Depuis que la bretelle de la Vdn 4 a traversé Tivaouane Peulh, les problèmes s’enchainent. Depuis lors, chaque fois qu’on entend parler de la commune dans les médias, c’est pour des problèmes de démolition, de construction ou d’expropriation», s’est plaint à ce sujet Ibrahima Bâ. Les protestataires ont affirmé «ne plus se laisser piétiner et terroriser, surtout par la Dscos» et ont appelé au respect de la délimitation entre leur commune et Malika. «Les limites ont clairement été définies mais des promoteurs viennent avec des documents signés de la mairie de Malika pour effectuer des opérations jusque dans notre commune. Il est tant que ces agissements arrêtent», a noté Omar Diop, appelant le maire Momar Sokhna Diop à davantage s’engager en faveur de ses administrés. «Nous pensons qu’il est avec nous mais nous lui demandons de faire des efforts. On ne le sent pas trop surtout sur cette question.  Lui et le maire de Malika ainsi que les préfets des deux départements (Rufisque et Pikine) étaient sur les lieux lors de la délimitation entre les deux départements», s’est convaincu M. Diop.
abndiaye@lequotidien.sn

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