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Les Sénégalais s’apprêtent à élire leurs députés le 30 juillet prochain. En prélude à cet événement majeur du calendrier républicain, Touba a rappelé les interdits que le regretté Serigne Saliou Mbacké avait pris en son temps concernant les activités politiques dans la cité religieuse. La voix de Touba a retenti hier.

Touba est formelle. Sa sacralité, pour rien au monde, elle ne va accepter qu’elle soit souillée. Hier face à la presse, le porte-parole du khalife général des Mourides a réitéré pour une énième fois ce rappel. Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre a mis en garde les politiques qui seraient tentés de transformer la cité religieuse en ville politique. Pour rien au monde on n’acceptera que l’image de Touba soit ternie. «Pour ces élections législatives qui approchent, les affichages et autres sont interdites à Touba», dixit-il. Il est revenu sur les interdits de Touba. Avant de poursuivre : «Outre la politique, le port indécent des vêtements, les jeux de hasard, le football, les tam-tam, les bagarres, la vente d’habits interdits par l’islam jusqu’aux abords de la grande mosquée. Nous ne tolérerons pas de tels actes parce que la ville est une propriété privée appartenant à Cheikh Ahmadou qui l’avait fondée pour adorer Dieu et son prophète.» Le porte-parole du khalife général des Mourides de menacer d’expulsion les personnes qui contreviendraient à ces interdits.
Après avoir regretté ce qui s’est récemment passé avec les scènes de violences notées au marché Ocass, Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre a martelé que les Forces de défense et de sécurité, en l’occurrence la police et la gendarmerie, sont là pour sécuriser les personnes et les biens et non pour brimer les populations.
Aux talibés, il demandera de faire leur introspection et de ne pas violer les lois en vigueur au Sénégal.
Ces personnes majeures arrêtées lors des échauffourées au marché Ocass de Touba ont fait face hier au juge du Tribunal de grande instance de Diourbel. Elles étaient poursuivies pour «participation à une manifestation non autorisée». Elles attendent le jeudi prochain pour être fixées sur leur sort, le procureur ayant demandé l’application de la loi.
badiallo@lequotidien.sn

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