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Ils ne sont pas des cas siamois : «pour le moment, il n’y a pas un lien direct avec le commerçant testé positif durant le week-end et le nouveau cas communautaire enregistré. Le malade nouvellement infecté ne connaît même pas le premier cas communautaire», précise le médecin-chef de la région médicale de Diourbel. Une course contre la montre est lancée pour essayer de sécuriser davantage les populations. Il dit : «Nous sommes en train de chercher ses contacts et il y a une difficulté à retracer. On va faire le maximum pour trouver ces personnes.» Dr Dieng annonce que le nouveau cas communautaire est actuellement hospitalisé au centre de traitement de Darou Marnane, qui était vidé en début de semaine de son dernier malade déclaré guéri.
Cette réouverture du centre de santé de Darou Marnane pour le traitement des cas positifs au Covid-19 reste provisoire en attendant l’aménagement d’un site dédié, qui avait justifié le transfèrement du premier cas communautaire de la ville à Dakar. «Ce n’est pas aussi raisonnable de laisser un seul malade dans un centre de santé et laisser 40 pères de famille au chômage, donc mieux vaut transférer le malade. On est en train de travailler pour mettre le site aux normes avant de l’ouvrir. Il n’y a pas de blocage, c’est juste que le processus ne se termine pas en un jour. Il y a de petits travaux à faire avant de délocaliser le centre de traitement au coronavirus de Touba. Pour le moment, on n’est pas pris par les délais parce qu’on a déjà notre centre de traitement. C’est un transfert stratégique pour permettre au centre de Darou Marnane de fonctionner. Il n’y a aucune urgence», a-t-il confié par téléphone.
Pris par les urgences médicales, il déplore en outre, le non-respect des mesures préventives à Touba, qui risque de provoquer une deuxième vague de contaminations dans la Ville religieuse. Au populeux marché Ocass, la vie d’antan se poursuit comme si de rien n’était. «Par exemple, rappelle-t-il, ceux qui fréquentent le marché ne respectent pas le port de masques que l’autorité administrative leur a demandé.» Dr Dieng poursuit : «Les market et les cantines sont des lieux de rassemblement. Il faut que les commerçants, même s’ils continuent à vendre, prennent des mesures pour ne pas laisser beaucoup de gens entrer en même temps, d’autant plus que les cantines sont très exiguës. Pour ceux qui empruntent le transport en commun, les dispositions doivent être prises. Il faut qu’ils portent au moins des masques. Les surcharges continuent de plus belle. C’est le cas aussi pour les charrettes où on peut voir 11 personnes au lieu de 5 comme recommandé.» Il sait que la bataille ne se gagne pas sans l’implication collective des citoyens : «Ce sont des comportements qui ne vont vraiment pas nous aider à contrôler cette pandémie. Il y a des gens qui vont chaque jour dans les marchés juste pour faire un tour, il faut leur demander d’arrêter. Si on n’a rien à faire dans le marché, on ne doit pas y aller parce que dès qu’on part, on s’expose. C’est l’appel que l’on lance. Le cas communautaire a débuté, il faut renforcer les mesures barrières et surtout renforcer les mesures collectives que le ministère de la santé et de l’action social a édictées. C’est regrettable que les gens ne respectent pas les consignes.»
Correspondante

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