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La Sonacos a acquis une nouvelle usine de décorticage et de trituration qui sera bientôt installée à Diourbel, a annoncé Cheikh Fall, directeur de l’usine de Diourbel, qui revient sur la dernière campagne de commercialisation de l’arachide.

Est-ce que vos objectifs ont été atteints lors de la dernière campagne arachidière ?
Globalement, les premiers objectifs n’ont pas été atteints, mais ce n’est pas faute d’avoir des financements ou encore moins de ne pas être présents sur le terrain. Ce qui s’est passé, c’est qu’on n’a pas pu avoir exactement tout ce dont on avait besoin. Il y a plusieurs facteurs. Nous ne sommes pas les seuls huiliers sur l’échiquier national, mais je pense que la production a été améliorée.
En termes d’investissement, est-ce que les promesses ont été tenues ?
La Sonacos tient toujours ses promesses. Ce sont des investissements en cours de route, d’ailleurs rien que pour la Sonacos de Diourbel, nous avons acheté une nouvelle usine de décorticage et de trituration qui sera bientôt installée à Diourbel. Je pense que c’est quelque chose de très important qui va soulager l’entreprise.
Lors du défilé du 4 avril dernier, vous aviez présenté de nombreux produits. Est-ce à dire que le Baol a repris sa structuration ?
C’est la Sonacos en général qui est en train de reprendre sa structuration en mettant sur le marché les huiles Niinal, Niani, Arador. C’est la société qui est en train de reprendre du poil de la bête sur le territoire national. Nous produisons beaucoup de denrées ici à Diourbel ainsi que dans les autres sites. Si je prends l’exemple de notre entreprise, nous sommes capables de transformer une quantité de graines décortiquées de plus de 200 tonnes. En dehors de l’huile, les produits annexes comme le vinaigre, l’eau de javel, des margarines seront bientôt sur le marché. Cela reste dans notre plan d’investissement et tous les produits qu’on avait l’habitude de faire vont revenir.
Par rapport à la dette aux opérateurs économiques, est-ce qu’elle a été payée ?
Il n’y a pas eu de retard de paiement. Tous ceux qui avaient donné leurs graines à la Sonacos ont été payés. Cette année, tout le monde peut constater qu’il n’y a pas eu de problèmes entre les opérateurs économiques et l’usine.
Qu’en est-il des recrutements, surtout quand on sait que certains contractuels ont fait plus de 20 ans dans l’entreprise sans être recrutés ?
Il faut reconnaître que la Sonacos Sa a fait mieux que la Suneor. Quand on était Suneor, cette usine avait un personnel qui ne tournait qu’autour de 40 personnes. Aujourd’hui, avec la reprise, l’usine bu Baol compte 300 personnes, ce qui traduit le fruit d’un travail accompli par la Sonacos. Nous avons accordé des Contrats à durée déterminée (Cdd) à certains, des Contrats à durée indéterminée (Cdi) à d’autres. Il y a également des saisonniers.
Un incendie s’est produit dans votre usine ces derniers jours. Quel est le bilan du sinistre ?
Les premières informations données par rapport à l’incendie qui s’est passé la dernière fois, n’étaient pas les bonnes. Quand nous avons fait les évaluations, nous avons constaté que c’est une centaine de tonnes de coques d’arachides qui a été consumée. La valeur de cette perte tourne autour de 700 000 francs Cfa. Et cela n’a aucun impact sur la marche de l’entreprise.

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