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Le directeur de la délégation de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (Saed) a effectué une tournée, la semaine dernière, dans les quatre arrondissements de Podor pour faire le bilan des différentes productions de la campagne hivernale 2020. A cette occasion, Paul Marie Faye est revenu sur la réorganisation entreprise par la Saed dans ses zones d’intervention.

Comment la Saed a-t-elle structuré les zones agricoles dans le département de Podor ?
La délégation de Podor était structurée en secteurs d’encadrement qui répondaient au principe d’homogénéité autour des axes hydrauliques. C’est pourquoi on avait quatre secteurs : Ngalenka, Guédé, Doué et Ile Amorphil. Chaque secteur était composé d’au moins quatre zones d’encadrement dont le découpage était basé sur l’aménagement hydroagricole.

Présentez-nous la nouvelle réorganisation des zones de production du département…
Aujourd’hui, la nouvelle réorganisation structure le département en trois secteurs : le secteur de Thillé Boubacar, le secteur de Gamadji et le secteur de Cas-Cas/Saldé.

On constate qu’à part le troisième secteur, les deux premiers sont tail­lés en fonction de l’es­pa­ce d’arrondissement. Pour­quoi les a­r­ron­dissements de Cas-Cas et Saldé sont-ils regroupés dans un même secteur ?
Je signale qu’auparavant ces deux arrondissements (Cas-Cas et Saldé) étaient à cheval entre le secteur du Doué et celui de l’Ile à Morphil. Compte tenu de la route de désenclavement, les zones étant mieux structurées pour se rapprocher des producteurs à la base, ce secteur devient un centre d’impulsion et de supervision des activités. L’échelon le plus opérationnel demeure le conseiller agricole de la Saed et dans ces deux arrondissements cités, toutes les zones d’encadrement sont pourvues pour répondre efficacement aux sollicitations et préoccupations des agriculteurs.

Est-ce que les producteurs ont été impliqués en amont et en aval dans cette réorganisation ?
Démarré dès novembre 2019, le processus de diagnostic et de consultation des différents acteurs a été achevé un an avant la prise d’effet du nouveau format d’intervention. Aussi, tous les acteurs ont été consultés, notamment ceux institutionnels, les partenaires producteurs et quelques personnes ressources ayant fait l’objet d’administration de recueil. La Saed, à travers la délégation de Podor, peut garantir que les besoins en matière d’appui-conseils seront entièrement pris en charge par le nouveau maillage de conseillers agricoles.

Il était aussi question, lors de cette tournée, de rencontrer les producteurs pour faire le bilan des différentes productions de la campagne hiver­nale 2020. Quel est le bilan en chiffres ?
Nous avons tenu quatre comités de suivi et d’évaluation des campagnes agricoles pour faire le point par arrondissement avec une forte participation des producteurs, des maires. Pour la campagne d’hivernage 2020, présentement les chiffres disponibles font état de 6 500 ha toutes spéculations confondues dont 6 300 ha rien que pour le riz. Et comparativement à l’année dernière, il y a eu plus de 1 500 ha de riz emblavés dans le département. Il faut noter que même si les chiffres sont à la hausse, des contraintes ont subsisté durant la saison des pluies. Avec des inondations de périmètres et la présence de piqueurs suceurs, il y a des sinistres de l’ordre de 300 ha.

A l’occasion de ces comités de suivi, des projections ont été faites pour la saison sèche 2021. Quels sont les chiffres attendus pour cette saison ?
Pour la saison chaude 2021, un atelier préparatoire a été organisé en fin novembre pour partager avec les organisations faîtières les intentions de mise en valeur et cerner les différentes contraintes à lever pour une bonne campagne. C’est cet atelier qui a fixé la tenue des comités de suivi que nous avons organisés dans chacun des quatre arrondissements, c’est-à-dire à Thillé Boubacar, Gamadji Saré, Cas-Cas et Saldé. Au terme de ce processus de concertation et de validation avec les acteurs (organisations de producteurs à la base, maires, partenaires techniques au niveau local et autorités administratives), les intentions projetées sont de l’ordre de 10 mille 300 ha pour le riz.

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